[Weel 7] Le début de la saison AFC Nord.

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le 23/10/2008 à 16:16 par Thomas Depaepe
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Alors que la 7éme journée de NFL vient de se terminer, il est temps de réfléchir à cette année particulièrement surprenante au point de rendre irascible les joueurs de « fantasy football » qui avaient misé sur les grands noms de la NFL.
Le nombre important de blessé (Tom Brady pour n’en citer qu’un !), l’arrivée de rookies beaucoup plus performant que prévu (comme Tim Hightower qui a effacé Edgerrin James dans les phases offensives en zone rouge du coté d’Arizona), la retour de vieilles gloires sur le devant de la scène (comme … chez les Titans) ou plus simplement le travail de fond réalisé depuis plusieurs années par certaines escouades (comme les Redskins ou les Bills) ont donné désarçonnés bien des observateurs aguerris de la NFL. Faisons le point sur l’AFC Nord.

Pittsburgh Steelers : la logique
7/9 Houston V 38-17
14/9 à Cleveland V 10-6
21/9 à Philadelphia D 6-15
29/9 Baltimore V 23-20
5/10 à Jacksonville V 26-21
bye
19/10 à Cincinnati V 38-10


Les Steelers ont réussis en ce début de saison un sans faute dans leurs confrontations avec leurs adversaires directs et signent un bilan plus qu’honorable de 5 victoires pour une défaite. Mais derrière la statistique, il y a la faiblesse relative de leurs adversaires de début de saison : la seule équipe avec un bilan positif dans le lot est Philadelphie, et ce match a été remporté par les Eagles. Dés lors la première place statistique de leur défense en terme de yards concédés (228 yards concédés par match) est un peu artificielle.
La faiblesse de leur adversaire rend d’autant plus criante les lacunes importantes dans le jeu offensif de Pittsburgh : à savoir une ligne offensive partiellement déficiente qui peine à protéger Big Ben Roethlisberger et les coureurs comme l’a montré le match contre les Eagles ou leur quarterback a mangé la poussière à 7 reprises.

Malgré tout les Steelers restent mon favori pour l’AFC Nord d’abord par manque de concurrence pour le titre et par sa capacité à gérer les absences (comme celle de Willie Parker) grâce à un banc efficace et profond.
Mais je ne donne pas encore très cher de leur peau en Playoff ; les matchs a venir contre les Giants et les Redskins risquent d’etre un Himalaya pour Mike Tomlin et les siens.

Baltimore Ravens : à la force de la défense
7/9 Cincinnati V 17-10
bye
21/9 Cleveland V 28-10
29/9 à Pittsburgh D 20-23
5/10 Tennessee D 10-13
12/10 à Indianapolis D 3-31
19/10 à Miami V 27-13


Avec 3 victoires pour 3 défaites, les Ravens rendent une fiche très contrastée qui est particulièrement liée à leurs soucis de quarterback qui les handicape dans la zone rouge : 2 touchdownsTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
seulement lancés en 7 matchs et une faible moyenne de 17 points par rencontre.
Le rookie Joe Flacco n’a en effet fait illusion que lors des 3 premières rencontres (contre des adversaires faibles) avant de faire une vrai saison de rookie (à savoir plus d’interception que de touchdown) : 2 interceptionsInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
pour 0 TD contre les Titans puis 2 Int pour 0 TD contre les Colts.
Dés lors, et malgré une défense de fer contre la course qui n’a toujours pas concédé plus de 100 yards au sol sur un match, les hommes de Terrell Suggs semblent vraiment trop juste cette saison. On dit que la défense gagne les championnats… certes mais encore faut t’il que l’attaque marque sur les turnovers et reste suffisamment sur le terrain pour permettre aux défenseurs de souffler. A l’heure actuelle ni Joe Flacco, ni Willis McGahee ne semblent décisif en attaque, donc Baltimore ne peut guère espérer mieux qu’un bilan équilibré en fin d’année.

Cleveland Browns : l’echec
7/9 Dallas D 10-28
14/9 Pittsburgh D 6-10
21/9 à Baltimore D 10-28
28/9 à Cincinnati V 20-12
bye
13/10 NY Giants V 35-14
19/10 à Washington D 11-14


Avec les Seahawks ou Jacksonville, les Browns sont l’une des plus grosses déceptions de ce début de saison. En effet les hommes de Roméo Cremel semblaient en capacité de dominer l’AFC Nord, et au final ils végètent dans le fond de tableau en signant une piètre fiche offensive (15 points par match en moyenne) qui n’est guère sauvée par une défense poreuse contre la course (146 yards concédés au sol par match contre des équipes plutôt a tendance aérienne).
Derek Anderson qui était sur la sellette il y a encore une semaine, semble avoir sauvé sa tête en surclassant Eli Manning et les Giants. Mais la défaite contre Washington a ramener tout le monde a la triste réalité d’un bilan de 2 victoires en 6 matchs.

Cincinnati Bengals : Retour en 2002
7/9 à Baltimore D 10-17
14/9 Tennessee D 7-24
21/9 à NY Giants D 23-26
28/9 Cleveland D 12-20
5/10 à Dallas D 22-31
12/10 à NY Jets D 14-26
19/10 Pittsburgh D 10-38


Que dire ? 7 matchs, 7 défaites qui furent toutes logiques même si certains matchs ont été accrochés (comme à Dallas). Avec 26 points encaissés de moyenne pour seulement 14 points marqués, l’équipe menée par Carlton Palmer vit sa pire saison depuis de nombreuses années. Incapable de courir l’escouade offensive ne reste jamais longtemps sur le terrain et use la défense qui craque souvent dans le money time : 21 points encaissés dans le derniers quart temps ce week-end. Les choix de Marvin Lewis deviennent de plus en plus durs a assumer et même les « grandes gueules » comme Ocho Cinco préfèrent se faire tout petit histoire de ne pas trop perdre de valeur sur le marché des transferts.

La semaine prochaine les Tigres du Bengale espèrent remporter leur premier match de la saison face à des Texans qu’ils ont toujours battus. Rappelons qu’en 2002, Cincinnati était dans la même configuration (0-7) avant leur victoire contre les Texans qui leur avait fourni l’une des deux seules victoires de l’année.
2008 – 2002 même combat ? Peut être car à part les Texans, seul Jacksonville, Cleveland et Kansas City semblent à leur portée dans leur calendrier 2008.
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 Le football est un sport invraisemblable. Parfois c'est tellement invraisemblable que c'est incroyable.  – Tom Landry, coach légendaire des Dallas Cowboys

En VO :  Football is an incredible game. Sometimes it's so incredible, it's unbelievable. 

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