Tout sur la NFC Nord

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Green Bay PackersLes Packers sont à la croisée des chemins. L’âme de l’équipe, Brett Favre dispute vraisemblablement sa dernier saison. Outre de perdre ce Hall Famer (Favre sera très vite intronisé au Panthéon du foot US après sa carrière), Green Bay doit rajeunir une attaque vieillissante, reconstruire une défense et gérer les bouderies de ses jeunes talents. Mike Sherman ne manque de travail.
Rodgers dans l’ombre du maître
En sélectionnant Aaron Rodgers à la fin du 1er tour, la franchise du Wisconsin a débuté une nouvelle page de son histoire. Le stratège devra apprendre un maximum de chose pendant un an. Ensuite, il devra vivre avec l’ombre de Favre planant constamment sur Lambeau Field. En voilà un qui va savoir ce que le mot pression veut dire.
Avant de lancer son prometteur QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. l’arène va devoir négocier une année 2005 pleine d’incertitudes. Il faut dans un premier temps, faire revenir Javon Walker sur le terrain. Le receveur veut un nouveau contrat en accord avec son nouveau statut de terreur des Corners Backs. L’an dernier, ils s’est classé au 3ème des Wides receivers de la NFL avec 89 réceptions, 1382 yards et 12 TDs. A ses côtés, les discret Donald Driver n’a pas chômé avec 1208 yards et 8 TDs. Le Rookie Terence Murphy (Texas AM) espère bien écarter Robert Ferguson du Slot et faire parler sa pointe de vitesse.
Le drame d’enfant gâté que joue Walker n’inquiète pas outre mesure M. Sherman par contre la fiabilité de sa ligne offensive le préoccupe au plus haut point. Les pertes de Mike Wahle et Marco Rivera n’ont été que partiellement combler par les arrivées de Adrian Klemm et Matt O’Dwyer. Favre pour sa tournée d’adieu risque de sa faire chatouiller les côtes d’avantage que de coutume. Le jeu au sol porte aussi une interrogation, Najeh Davenport va-t-il faire de l’ombre à Ahman Green ? Green a sembler souffrir l’an dernier, il devra souffler un peu plus en 2005.
Attention chantier !
La défense change d’architecte, Jim Bates arrive de Miami avec de nouveau plan et une sérieuse réputation. Il commencera par le gros œuvre le Backfield défensif. Déjà suspect, ce secteur délester de 2 éléments de bases : Darren Sharper (parti à l’ennemi chez les Vikings) et Bhawoh Jue ( San Diego). Bates devra donc faire avec un personnel un peu limité. Chez les SafetySafety
Signifie deux choses différentes :
1- c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire..
2- c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Il tient en quelque sorte le rôle d'un libéro en football européen. à côté de l’incontournable Mark Roman ont assistera à une bagarre entre deux second couteaux pour la place de Free Safety. En effet, les très anodin Arturo Freemann et Earl Little sont arrivés au club avec la ferme intention de s’imposer comme titulaire. Le Rookie, Marviel Underwood devrait les aider dans leur tâche et leur piquer leur place l’an prochain. Sur les ailes, la fragilité de l’équipe atteint des sommets. Ahmad Caroll a du mal à atteindre le niveau auquel on l’attendait après sa carrière universitaire. Son pendant sur le côté droit Al Harris n’a pas le talent pour étouffer un Roy Williams ou un Charles Rogers (Tous les 2 chez les lions, heureusement que Moss à quitté la division Nord de la NFC). Le renfort des débutants Nick Colins et Michael Hawkins ne vont pas peser bien lourd. D’ailleurs, la sélection de Collins au 2ème tour de la draft a tout de la bourde de l’année.
Les LinebackersLinebacker (LB)
joueur de la défense polyvalent qui constitue le 2ème rideau défensive. Na’ill Diggs et Nick Barnett voit l’arrivée de Brady Poppinga d’un très bon œil. Les deux sécateurs commençaient à s’épuiser. Très complet, Poppinga va pousser Hannibal Navies le troisième Linebackers dans ses derniers retranchements. Navies doit élever le niveau de son jeu ou bien se résigner à laisser la jeune garde le supplanter. Aaron Kampman et Kabeer Gbaja-Bjamila (dit KGB) eux aussi attendent de l’aide malheureusement ni la free agency, ni la draft ne leur a apporter le joueur capable de booster leur unité.Minnesota Vikings
Bien que Randy Moss ai quitté le club pour les Raiders, les Vikings semblent plus fort que jamais grâce à une défense construite depuis 2 ans par Mike Tice. Cette année, Minnesota ne devrait pas caller à la mi-saison, un parcours intéressant en playoff lui est même promis.
Vivre sans Moss.
Loin de nous, l'idée de dévaluer la valeur de Randy Moss. Ce receveur est l'un des meilleurs joueurs de tous les temps. Il est capable de réaliser les actions les plus fantastiques. Brilliant sur le terrain, Moss est plus que terne dans les vestiaires. Il n'arrive pas à transcender ses coéquipiers comme le fait un Teddy Bruschi ou un Jerry Rice. Pire, à la fin de la saison dernière, il s'est même coupé de ses partenaires. Pour continuer de bien marcher en attaque (les Vikings sont classés 4ème aux yards gagnés en 2005), les Violets ont quelques pistes. D'abord, Tice va privilégier le jeu sol. Il dispose pour cela de 4 coureurs de bon niveau : Michael Bennett, Mewelde Moore, le rookie Ciatrik Fason et enfin Moe Williams surtout utilisé près de l'en but. Aucun des ses hommes ne peut prétendre porter le ballon 25 fois par match mais ils peuvent être décisif à tour de rôle. Les Vikings auraient aimé compter sur Ontario Smith dans ce domaine mais ce dernier s'est rendu coupable d'une seconde violation des règles anti-drogue de la NFL. Il a donc été suspendu pour un an.
D'avantages tournés vers les courses, les Vikings n'ont pas pour autant négligé leur attaque aérienne. Dante Culpepper sort d'une saison qui lui aurait valu le titre de MVP sans la saison record de Peyton Manning. Le Gulliver des QBs a lancé 4717 yards, 39 Tds et 11 Ints. Il ne risque pas de souffrir de la Randy Moss dépendance. L'an dernier, ses deux cibles préférées s'appelaient Jermaine Wiggins et Nate Burleson (71 et 68 réceptions), elles sont toujours au club. Travis Traylor venu de Baltimore, est en passe d'être titularisé après une bonne pré-saison et surtout l'excellent rookie Troy Williamson (Un joueur à suivre) renforcent encore l'escouade des receveurs.
Ted Cottrell a du matos
Si, il veut prouver que son échec aux Jets n'était qu'un accident Ted Cottrell ne doit pas se contenter d'une défense classée 28ème de la NFL surtout qu'il dispose d'un jeune groupe au potentiel illimité.
Sa ligne défensive a fière allure, Pat Williams apporte ses kilos et pulvérise les coureurs adverses. L'autre Williams de la ligne, Kevin sort d'une campagne 2004 de gros calibre (52 plaquages solos et 11 SacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain)..) La «Williams compagnie» va boucler le centre du terrain et laisse les extérieurs aux assoiffés Kenechi Udeze et Darrion Scott (tous les 2 débutent leur deuxième chez les pros). Le premier a pour objectif de sacker au moins 10 Qbs cette année. Le second est plus efficace contre la course. Comme si ce quatuor ne suffisait pas à faire naître la crainte, les barbares nordiques se sont adjoints les services d'Eramus James au 1ème tour de la draft. James fait penser à un Michael Strahan avec des jambes de feux. Il va hanter les nuits des lanceurs US.
Alléchant !
Le second rideau défensif est lui aussi impressionnant. Il a été rénové à 100%. Napoleon Harris a été obtenu dans l'échange avec Randy Moss. Il s'installe à la place de Keith Newman, et assure un bien meilleur rendement. Sam Cowart ne sera pas dépaysé, il a cotoyé T. Cottrell (le coordinateur défensif) aux Jets. Il pousse E.J Henderson sur le coté faible de la défense ou sur le banc. Le prometteur Donatarius Thomas devrait compléter ce trio de nouvelles têtes même s'il sera sous la menace d'Henderson.
L'addition de Darren Sharper (Green Bay) et de Fred Smoot (Washington) confirme la volonté des Vikings de gagner grâce à leur défense. Smoot ne prendra pas autant de courants d'air que Brian Williams et Shaper est plus fiable que le Kamikaze Brian Russell. Corey Chavous et Antoine Winfield complète ce backfield défensif de première qualité.Chicago Bears
Depuis qu’il a pris en main les Bears, on a l’impression que Lovie Smith fait un sans faute. L’an dernier, il a mis en place en défense crédible en draftant Tommie Harris ou Nathan Vasher et en recrutant Adewale Ogunleye. Cette saison, cette escouade devrait se poster dans le Top 10 de la NFL grâce au retour de Mike Brown (Safety) et à la montée en puissance des linemenLinemen
littéralement, les hommes de la ligne (de scrimmage). Il y a les linemen offensifs et les défensifs. Ils s'opposent dès le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB. donné. Ian Scott, Alex Brown. Il ne faut oublier non plus, les fidèles Lance Briggs, Brian Urlacher (LBs) et les DBs Charles Tillman et Jerry Azumah. Après avoir quasiment bouclé son chantier défensif, Smith entreprend la rénovation de son attaque. Le moins que l’on puisse dire c’est le travail ne manque pas.
Attention les yeux !
Chicago n’a pas su faire avancer le ballon en 2004. Les Bears finissent même avec le bonnet d’âne de la NFL dans les catégorie des yards gagnés et des points marqués. Les raisons de ce fiasco ont été identifiées par l’état major des Bears et des réponses a été apportées. D’abord, la ligne offensive a eu du mal a protégé ses QBs, 3 ont été blessés pendant la saison. Pour stopper l’hécatombe, Roberto Garza (Garde) et Fred Miller (Tackle) remplacent avec bonheur les partants Ryan Tucker et Mike Gandy. De plus, John Tait devient Tackle gauche à la place de l’inconstant Marc Colombo. Au passage, les plantigrades ont profité de la draft pour ajouter du talent à leur rotation de lanceur qui n’en manquait déjà pas avec Rex Grossman et Chad Hutchinson. Ils ont récupéré au 4ème tour Kyle Orton. Très fort dans le jeu court, Orton ne sait pas apporter de la verticalité au jeu. Il pourrait être une bonne surprise s’il évolue dans un système avec des passes courtes. Fragile au poste de Quarterback, les Bears ne disposaient pas n’ont plus de receveurs très sures. Ils ont comblé cette faiblesse en frappant fort avec l’acquisition du meilleur receveur de la ligue Mushin Muhammad. Boddy Wade sera son second. Pour aider ces deux hommes de bases, Bernard Berrian et Justin Gage sont les noms qui reviennent le plus souvent. Toutes fois, les rookies Mark Bardley et Airese Currie ont ce dont rêve tous les coachs de NFL : La vitesse. Le moindre retard à l’allumage des vétérans peut chambouler la hiérarchie à ce poste.
Un troisième secteur bénéficie des bons offices de la draft, le jeu au sol. Les Ours ne veulent pas avoir un bon running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).. mais un grand running back. Thomas Jones devrait faire les frais de cette politique. Il voit débouler Cedric Benson (Texas Longhorns). Benson, pendant 4 ans a labouré toutes les défenses universitaires du pays. Sa spécialité, mettre sur les fesses le défenseur assez téméraire pour essayer de le plaquer. Drafté au même rang que Walter Payton (4ème choix), il est attendu comme le Messie dans l’Illinois.
Les années de vaches maigres sont en passe de se terminer du côté de Soldier Field, Green Bay et Minnesota ont trouvé un arbitre pour leur duel.Detroit Lions
On ne sait pas lequel est le plus en danger, Steve Mariucci le coach ou Joey Harrington le Quarterback…. Après 2 ans, au-dessus du par, une saison au bilan positif serait pour eux deux un sacré ballon d’oxygène.
Harrington sur des braises.
Pour sa 4ème campagne, l’ancien All-American d’Oregon doit absolument franchir un palier sous peine de voir sa carrière prendre un virage peu enviable. A Détroit, la patience des fans a atteint ses limites. Leur bienveillance a laissé place à des critiques acerbes. Plus grave pour Harrington, l’organigramme du club lui aussi donne des signes de lassitude devant sa lente progression. Cette année Jeff Garcia arrive au club. Or, il a été le patron de l’attaque des 49ers de San Francisco lorsque Mariucci présidait aux destinées de l’équipe Californienne. Une chose est certaine, l’entraîneur des félins n’hésitera pas à donner les clés de son équipe à Garcia en cas de besoin. Surtout que lui aussi doit penser à sauver sa tête. Une autre menace pointe pour Harrington, elle se nomme Dan Orlovsky. Impressionnant avec Connecticut (6839 yards gagnés et 56 TDs à 62.5% de réussite sur ses deux dernières années universitaires.). Il aura sa chance un moment donné en NFL. Toutefois, un Senior Bowl décevant calme un peu les plus dithyrambiques de ses admirateurs. Chaque bourde d’Harrington va le rapprocher du terrain.
La chasse au « Harrington » est ouverte mais la bête a des chances de s’en sortir. Son championnat 2004 est loin d’être aussi mauvais que le prétendent certains. Il a lancé plus de 3000 yards, il ne s’est intercepter qu’à 12 reprises contre 22 en 2003. Certes, il se situe un cran en dessous de David Carr (n°1 de la draft 2002) a qui ont le compare en permanence. Mais ces chiffres ne sont pas déshonorants. Le QB de Détroit à d’autres raisons d’espérer. Il dispose d’une escadrille de receveurs comme on a rarement vu dans l’Histoire de la NFL. Roy Williams (54 réceptions et 8 TDs pour sa 1ere saison de NFL) accompagne Charles Rogers, le malchanceux. Deux blessures l’ont limité à 6 matchs en 2 saisons. Cela ne doit pas faire oublier son incroyable talent. S’il dispute 16 matchs, il dépassera facilement la barre des 1000 yards. Le meilleur reste peut-être à venir avec Mike Williams, en 2003, il se présente à la draft après seulement 4 semestres en NCAA. Pour beaucoup, il est un choix évident dans le top 5. A cause, de son age, la NFL refuse de l’inscrire et il reste un an sans jouer. Malgré tout les Lions ont l’impression d’avoir gagné au Loto lorsqu’ils le repêchent avec le 10ème choix. Personne ne peut empêcher ce géant d’attraper une passe lancée dans sa direction. Son manque de vitesse l’empêche d’être vraiment menaçant en profondeur mais quel receveur de possession ! En plus de cette effrayante armada, Harrington peut compter sur le très solide Tight End Mike Pollard et sur les jambes explosives du coureur Kevin Jones (1133 yards en 2004). Pétris de talent en attaque, les Lions ont aussi amélioré leur défense.
Un renfort par ligne
Dan Cody choisit au 2ème tour de la draft a tout pour devenir indispensable sans devenir une star. Cody sait tout faire mais ne domine dans aucun domaine. Il apporte de la consistance à une ligne déjà efficace avec le Pass-Rusher James Hall (11.5 sack l’an dernier), le très complet Shaun Rodgers et le gros Dan Wilkinson.
On a peu parlé de Teddy Lehman en 2004 et pourtant, il a sorti une année de Rookie 4 étoiles. Il s’est démultiplié pour engranger 102 placages. Il a facilité le travail d’Earl Holmes, ce Middle Lineacker ne montre aucun signe de fatigue malgré 10 ans du dur labeur. James Davis et Boss Bailey se partageront le dernier poste disponible. Bailey est favoris; il semble avoir récupéré de la blessure qui lui a coûté sa saison 2004. Wali Rainer et le débutant James Goddard seront des remplaçants de premier choix. Goddard vaut beaucoup mieux que son 6ème tour de draft.
Le backfield défensif voit arriver Kenoy Kennedy de Denver. Ne comptez pas sur ce Safety pour gagner à lui tout seul. Il donnera toutefois un bon coup de main contre la course et il ne passera pas beaucoup au travers sur les passes. R.W McQuarters densifie légèrement un poste de Corners attribué à Fred Bryant et à Dre’ Bly, pas toujours très rassurants.