Texans : des espoirs qui en prennent un coup

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le 18/09/2009 à 00:00 par François Martinez
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Il est souvent risqué de faire des extrapolations après une première journée de championnat, particulièrement dans la NFL. Une bonne (ou une mauvaise) impression laissée par une équipe n’est pas spécialement significative lorsqu’on prend en compte tout les facteurs d’une ouverture de saison. Qui pense, par exemple, que Jay Cutler renouvellera sa piètre prestation de lundi dernier contre les Steelers ce week-end ? Ou encore qui peut se jeter à l’eau concernant l’avenir des Bills, Raiders ou des Chiefs, qui ont donné des sueurs froides à leurs adversaires alors que beaucoup prévoyaient qu’ils se feraient croquer tout cru ?

Mais une équipe a retenu mon attention lors de cette première semaine. Pour être franc depuis même la fin de la saison dernière. Les Texans de Houston et leurs espoirs de phases finales. Non, je ne dis pas que je vois la franchise texane en playoffs cette saison. C’est tout le contraire en fait. Cependant, il faut bien reconnaître que les dirigeants de cette formation font plutôt du bon boulot pour bâtir une équipe solide dans une division très compétitive ses dernières années. Au début de cet exercice 2009, les Texans soulignaient l’importance des matchs face aux rivaux de leur poule. Des rencontres que la franchise a bien souvent perdus et qui, au regard des dernières saisons, pèsent lourds dans l’absence de Houston en phases finales. Seulement, avant de se projeter sur un rival de division (en l’occurrence les Titans ce dimanche), l’escouade de Gary Kubiak aurait dû mieux se préparer à la venue des Jets de New York.

Ces fameux Jets, avec leur tandem quart arrière et entraîneur débutant, sont venus au Reliant Stadium réduire quasiment à néant les espoirs de playoffs des Texans. Comment ? En pratiquant un football que Houston va souvent affronter cette année. Du physique, du physique et encore du physique. Traduction : une défense de fer et un jeu de course à outrance. Si les Texans ne se montrent pas capable de battre de tels adversaires, la saison sera longue pour leur fans, déjà complètement dépités dimanche soir.En effet, la présence des Titans et des Jaguars de Jacksonville dans l’AFC Sud oblige la franchise du Texas à faire face au moins quatre fois à des adversaires au moins aussi physique que les Jets.

Mario Williams, le defensive end vedette de la franchise, tenu en respect par D’Brickashaw Ferguson est le parfait exemple de cette impuissance des Texans. Le résultat a été que le rookie Mark Sanchez est, par moment, apparu comme le prochain Joe Namath dès sa première rencontre. Les statistiques du quart arrière débutant en troisième tentative (12 sur 16 à la passe, 10 premières tentatives obtenues et 1 essai) sont impitoyables envers la pression défensive de Super Mario et compagnie.

De même, concernant le secteur défensif, on peut s’attarder un peu sur la défense contre le jeu aérien. Les absences de Jacques Reeves et Eugene Wilson ajoutées aux frasques de Dunta Robinson (qui avait inscrit un message sur ses chaussures demandant à Rick Smtih, le GM, un plus gros contrat), ont fait du mal à la performance des Texans face à Sanchez.

Offensivement, alors que l’escouade de Kyle Shanahan paraissait explosive elle s’est en fait transformée en pétard mouillé. Steve Slaton n’a été que l’ombre de lui-même avec 9 ballons portés pour 17 petits yards. Et on ne va même pas parler de la performance de Andre Johnson (pourtant le meilleur receveur de la NFL) dominé par le cornerback des Jets Darelle Ravis.

Lorsqu’on considère que depuis 1990, seulement 14% des équipes qui entament la saison avec un bilan de 0 victoire et 2 défaites se qualifient en playoffs, on comprend vite l’importance du prochain match des Texans face à des Titans qui eux aussi cherchent à éviter le 0-2. La tache sera très dure pour les hommes de Kubiak car ils n’ont remporté que 3 victoires en 14 rencontres contre les Titans depuis leur arrivée dans la ligue. Ils n’ont engrangé qu’un seul succès en 7 matchs au LP Field et sont sur une série de quatre défaites de rang face à la troupe de Jeff Fischer.
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