Stafford brisé! Stafford martyrisé! Stafford bless

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le 26/11/2009 à 16:53 par Thomas Depaepe
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Lors des « Weekly Matchup » de la semaine 11 j’avais souligné le finish absolument fabuleux du match Lions-Browns. Cette semaine les Lions seront à nouveau à l’honneur lors de l’habituel match de Thanksgivings ; cela nous donne l’occasion de se pencher sur cet équipe qui est sur 42 victoires en 154 matchs depuis le début du XXIéme siécle et qui à la réputation justifiée d’être à la dérive. Cette dérive est d’autant plus mal vécue par les fans que durant la décennie précédente Detroit faisait le spectable avec l’un des plus grand courreur de l’histoire : Barry Sanders.
Après une 9 années de premiers choix de draft ratés (Joey Harrington, Charles Rogers, Mike Williams…) et de victoires impossibles à l’exterieur du Ford Field, l’équipe n’a toujours que 2 victoires mais commence à croire en ses chances dans la prochaine décennie grâce à un rookie dur au mal : Matt Stafford.

Stafford : l’avenir de Detroit ?
Le rookie qui a fait ses classes chez les Georgia Bulldogs avait été connu dans son parcours universitaire autant pour ses performances sur le terrain que par son pouvoir d’attraction ; en effet, durant ses 3 années universitaires, l’Université de la Géorgie a connue le « Stafford Effect » : elle a en effet, attiré 2 fois plus de joueurs sortant d’un lycée de Georgie que durant les années précédentes. Le Stafford Effect a cru chaque saison et a permis aux Bulldogs d’avoir une équipe solide alors qu’auparavant les meilleurs espoirs de l’états s’exilaient pour faire leurs études dans d’autres états. Detroit espére connaître le même pouvoir d’attraction gràce à Stafford et ainsi pouvoir attirer des joueurs talentueux (comme ce fût le cas avec le natif de Detroit Larry Foote) non plus simplement avec des dollars, mais aussi avec du réve.

Rappelons que l’effet Stafford a quand même un prix énorme : 78 millions de dollars. Mais pour l’instant les fans semblent d’accord pour l’argent dépensé même s’il n’y a eu que 2 victoires pour l’instant.
Stafford est aux commandes de l’équipe depuis qu’il a supplanté Daunte Culpepper lors des camps d’entrainenement et s’il a connu des bas (3 interceptionsInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
du match d’ouverture, mais une course pour un TD lors de cette même rencontre) il n’a jamais paru totalement hors du coup. En effet, sur les défaites il n’a jamais été vraiment en faut et il a toujours fait de son maximun avec l’effectif qu’il avait à sa disposition.
Sa combativité n’a jamais non plus pu être mise en doute car il a toujours preféré encaisser les coups plutôt que de se débarasser trop vite du cuir : cela lui a couté une blessure au genou lors de la 4éme journée (et une absence de deux matchs) et celui lui a presque couté son épaule au dernier match. Mais il a su composer avec son épaule endolorie et finir son travail ce qui lui a valu le respect des fans et de réaliser ce que j’appelle le « Detroit’s miracle » en hommage au « Music city miracle ».

Retour sur le « Detroit’s miracle »

Voici la vidéo de ce moment extraordinaire pour ceux qui ne l’ont pas vu :
http://www.nfl.com/videos/detroit-lions/09000d5d81466fda/Lions-roaring-comeback

Ce qui est impressionnant dans ce drive, c’est qu’elle émane d’un joueur rookie, qui joue en plus la derniére action malgré la douleur.
Si on rembobine un peu plus loin la vidéo, on verrait que le drive part sur la ligne des 12 yards de Detroit avec 1 minutes 46 à jouer (aucun temps mort disponible pour les Lions et 6 points à remonter). Le début du drive est poussif et Stafford n’arrive pas a trouver d’espace, il mange 1 minute 36 pour juste gagner 20 yards. Il ne reste que 8 secondes à jouer et les 2/3 du terrain à remonter : il doit donc lancer long et pour cela il lui faut tenir debout le temps que ses receveurs arrivent dans l’embut : on le voit improviser, échapper à un premier sackSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
sur coté droit du terrain, revenir dans l’axe, esquiver un second joueur alors qu’il est chassé sur son coté et lancer le cuir vers Calvin Johnson alors qu’il subi un sack un peu trop appuyé d’un lineman de 150 kilos : l’arbitre appelle une pénalité pour « violence sur le quarterback » mais ce mouchoir jeté n’est rien a coté de l’interférence de passe défensive qui va décider du sort du match.
En regardant le match, j’ai eu le plus grand mal a comprendre le choix d’Eric Mangini de prendre un temps mort : en effet, l’attaque des Lions se mettait en place lentement du fait de la sortie de Stafford ce qui a laissé largement le temps de changer les joueurs afin de contrer la course qui était l’option sûrement choisie par Jim Schartz (un seul receveur aligné, 2 tighends, 1 fullbackFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).
et un coureur) car Culpepper était froid.
Le temps mort a tout complexifié pour Mangini car non seulement Stafford a pu revenir mais en plus cela mettait le doute : course ou passe. Sur la touche on entend nettement stafford dire « Si vous avez besoin de que je lance la balle, je la lancerai » et dans le huddle on sent parfaitement que les Lions sont en état de grâce (Here we go ! crie Stafford en entrant dans le champs de vision de ses attaquants).
L’action qui se dessine resemble encore à une course (1 receveurs, 2 tightends sur le coté droit, 1 fullback et 1 courreur) mais la défense doute à raison car pourquoi ramener Stafford si c’est pour une course ? le déplacement vers la gauche du tightend met fin aux doutes : c’est une passe mais c’est déjà trop tard pour que la défense s’ajuste. Le rookie Pettigrew est la cible de Stafford dés le début de l’action et à aucun moment le quarterback ne le quite des yeux : la feinte du tightend marche et c’est le touchdownTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
. Mais Stafford ne peut pas sauter dans les bras de ses partenaires, le bras droit le long du corps il part s’asseoir sur le banc : sa premiére minute de gloire au Ford Field est finie ; ce sera peut être la seule de sa carriére, mais contrairement à bien d’autres numéros 1 de la draft il aura eu sa minute de gloire (et pourrait en avoir bien d’autres).Bon matchs de Thanksgiving à tous, même si cela risque d’être une nouvelle longue journée pour les fans des Lions car les Packers sont un autre morceau que les Browns, et historiquement la dinde à du mal a être digérée du coté de Detroit : Lors des 8 matchs de thanksgivings joués au XXIéme siécle par les Lions, ils ont subis 7 défaites avec en moyenne 30 points encaissés.
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 Rappelez vous qu'il faut 9 mois à une femme pour faire un bébé, peu importe le nombre d'hommes que vous y mettez au travail.  – Lou Holtz, coach, Notre Dame

En VO :  Remember, it takes a woman nine months to have a baby, no matter how many men you put on the job. 

Citation décalée proposée par micky pour 10 Bzh. Suggérer une citation réelle ou fictive pour 10 Bzh !