[Preview] Arizona - Atlanta

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le 01/01/2009 à 00:00 par Thomas Depaepe
Mise à jour du 26/10/2010 à 09:50

Au début de la saison, pas grand monde n’aurait mis une cacahouète sur ces deux équipes en playoffs.
Il faut dire que les Cardinals (qui font partie des 6 équipes à n’avoir jamais disputé un superbowl) n’ont joué qu’une fois des playoffs depuis leur arrivée dans l’Arizona et c’était il y a dix ans. De leur coté, les Falcons sortent d’une saison cauchemar avec seulement 4 victoires, l’affaire Vick qui a entaché l’image du club et le départ de leur coach Bobby Petrino pour l’Arkansas ; cela n’augurait rien de bon malgré l’arrivée du rookie de Boston Collége Matt Ryan.

Mais comme les Dolphins, les deux équipes ont su renouveler leur jeu et innover pour accéder aux playoffs.

Arizona : un chef d’orchestre nommé Ken Whisenhunt
Si les Cardinals sont aujourd’hui en wildcard et ont remporté leur division (qui est la plus faible de la NFL) c’est en grande partie l’œuvre de l’ancien coordinateur offensif des Steelers Ken Whisenhunt.

Depuis son arrivée dans l’Arizona, Ken Whisenhunt a redresser une franchise qui restait sur 8 saisons avec 10 défaites au minimum par an, en signant l’an dernier un bilan nul de 8 victoires pour 8 défaites grace à des stratégie offensives inovente ; il a aussi su prendre des risques (et ne pas seulement jouer sur ses stars) en alignant en attaque, avec succès, de jeunes joueurs issues des profondeurs deux dernières drafts comme Tim Hightower, Early Doucet III ou Steve Breaston. Dans une ligue ou le moindre joueur est analysé, l’effet de surprise Higtower ou Doucet III a fait merveille.

Mais pour les playoffs, Whisenhunt risque de d’abord s’appuyer sur ses « stars » issues des excellents choix de drafts réalisés par son prédécesseur Dennis Green : Anquan Boldin (draft 2003), Larry Fitzgerald (2004), Darnell Dockett (2004), Karlos Dansby (2004) Antrel Rolle (2005). Pourquoi cela ? parce que l’effet de surprise Hightower ou Doucet a largement fait long feu, et parce qu’il faut en playoff jouer davantage la sécurité.
Mais l’absence d’expérience de ces « stars » risque de peser lourd ; il suffit de voir le relâchement de l’équipe depuis que la participation aux playoffs est assuré pour avoir une idée de l’inexpérience de ces joueurs : pourtant les playoffs sont le début de la saison et non la finalité !

Le travail herculéen que va devoir réalisé Whisenhunt d’ici a ce week-end est donc d’abord psychologique : motiver ses joueurs et leur apprendre ce que sont les playoffs. Pour leur faire comprendre l’enjeu, le coach leur a demandé de se rappeler leur match d’ouverture contre les 49ers qui était un Monday night game : « Rappelez vous l’ambiance, le stress que vous avez senti a cette occasion. Un match de playoff c’est 10 fois plus fort. ». Reste a savoir si ce travail suffira car en playoff, les Cardinals vont devoir élever leur niveau pour espérer passer un tour : en 5 matchs contre des équipes qualifiés, les Cards ont perdu 4 fois (Panthers, Giants, Eagles et Vikings). Mais en-sont ils capable ?

Les raisons de croire dans les Cardinals :
1. Leur quarterback Kurt Warner (4.583 yards et 30 TD lancés) qui a l’expérience des playoffs et d’un superbowl gagné.
2. Le fait que le match soit à domicile : en 8 matchs à domicile Arizona a signé 6 victoires alors qu’a l’extérieur l’équipe n’a gagné que 3 fois en 8 rencontres.
3. La course ! Atlanta va se focaliser sur le choc Boldin/Houston et va s’exposer à la course qui est en théorie le point faible des Cards mais attention car Edgerrin James pourrait faire jouer sa puissance et son association avec Hightower est parfaite (alors que Hightower seul n’arrive a rien). En plus, Whisenhunt va surement aligner JJ Arrington en coureur/receveur pour parachever son effet de surprise.

Les raisons de baisser les bras pour les Cardinals :
1. Le manque d’expérience de l’équipe qui pense avoir réalisé le plus dur en arrivant en playoff.
2. Leur incapacité à se rebeller sur un match et leur manque de « niac » dans les matchs serrés.
3. Une défense poreuse contre la course qui va devoir affronter l’excellent Michael Turner.

Falcons : Matt Ryan ou la légende en marche
Celui qui est depuis mardi le rookie offensif de la saison 2008-2009 (d’après le vote organisé par Associated Press) est le joueur qui sort du lot dans le revirement operé par les Falcons d'Atlanta cette saison. En effet, l’ancien leader de l’université de Boston a eté brillant toute la saison et a réalisé pour ses 16 premiers matchs NFL la performance de signer 11 victoires. Et plus encore que les 11 victoires c’est la maniére dont il les a remporté qui ont impressionné : avec calme et assurance.

Matt Ryan n’est peut être pas la gachette la plus rapide, ni la plus fine, de la NFL avec un rating NFL de 87,7 (3.440 yards, 16 TD et 11 Int), mais il est l’un des plus « cool ». Tellement serein derriére sa ligne offensive que son premier match en playoff ne semble pas lui faire peur. Et il a des raisons d’être serein car l’escouade offensive a de la reserve et lui enléve beaucoup de pression!

En effet, si en attaque, Ryan attire tout les regards Roddy White et Michael Jenkins réalisent tout deux leurs meilleurs saisons NFL (il faut dire qu’avec Michael Vick aux commandes ils disposaient moins souvent du cuir par le passé !). Il y a aussi le phénoméne Michael Turner qui confirme son talent avec 1699 yards au sol et 17 TD. Sans compter une ligne offensive plutôt efficace qui donne du temps à Ryan. Tout cela fait d’Atlanta une bonne équipe offensive.

En défense, la situation est moins enthousiasmante ; certes Atlanta peut compter sur une premiére ligne de défense très puissante menée par John Abraham qui joue a son meilleur niveau (16,5 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
!), mais les linebackersLinebacker (LB)
joueur de la défense polyvalent qui constitue le 2ème rideau défensive.
sont souvent maladroits dans leurs plaquage.
En défense longue, le match risque d’être plus interessant car Atlanta compte sur ses deux corner physiques (habitué a presser les receveurs adverses) que sont Chris Houston et Domonique Foxworth.
Tous les deux souffriront sûrement de la différence de taille par rapport à Boldin et Fitzgerald, mais tous deux ont de l’instinct et une puissance physique qui peut perturber l’alignement des Cards.

Les raisons de croire dans les Cardinals :
1. Matt Ryan et sa capacité a s’extraire de la pression pour trouver des passes en play-action même quand la situation semble tendue.
2. La vitesse de Michael Turner qui peut faire tourner la tête des Cards.
3. L’habitude des matchs serrés et la capacité de toujours maintenir l’écart avec l’adversaire.

Les raisons de baisser les bras pour les Cardinals :
1. Le fait que Ryan soit autant capable de sortir des gros jeux que des erreurs de vision (qui entrainent des interceptionsInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
). En plus personne ne peut prédire si la pression n’influencera pas le jeu de Ryan.
2. Le fait que l’équipe n’est pas été impériale lorsqu’elle a rencontré des équipes fortes. Mais ce défaut de suprématie est autant l’apanage d’Atlanta que d’Arizona.
3. Une défense faible classée dans les profondeur du classement (3éme en partant de la fin).

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 Le football est comme la vie, il requiert de la persévérance, de l'abnégation, un sacrifice au travail, du dévouement et le respect de l'autorité.  – Vince Lombardi

En VO :  Football is like life, it requires perseverance, self-denial, hard work sacrifice, dedication and respect for authority. 

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