Les Rookies de l'année

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Cette année encore, de jeunes joueurs, fraîchement débarqués de la ligue universitaire, se sont illustrés. Le plus prometteur, le quaterback des Steelers de Pittsburg, « big » Ben Roethlisberger, a été élu rookie de l’année après avoir gagné tous ses matchs de saison régulière en tant que titulaire. Il détrône le légendaire Dan Marino avec un rating (note d’évaluation des QBQuarterbackc'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.) de 98,1 pour sa première saison NFL. Rien ne le destinait à un tel parcourt. Malgré un solide physique de QB (110 kg pour 1m95), toutes les attentions étaient tournées vers Eli Manning (frère de Peyton Manning), premier joueur drafté de la saison 2004 par les New-York Giants. Son juteux contrat ne le poussera pas à se surpasser, finissant la saison avec une évaluation de 55,4. Roethlisberger, quant à lui, a su profiter de la blessure du QB vétéran Tommy Maddox et s’imposera rapidement comme le leader d’une attaque expérimentée. Cette fabuleuse aventure sera stoppée en playoffs par les Patriots. On peut d’ores et déjà lui prédir un brillant avenir lorsqu’on voit que les meilleurs rookies des 10 dernières années se sont imposés comme des play-makers à leur poste (Curtis Martin en 1995, Eddie George en 1996, Warrick Dunn en 1997, Randy Moss en 1998…).
Michael Clayton (Tampa Bay Buccaneers) deviendra cette saison la cible préférée de Brian Griese avec 1193 yards pour 80 réceptions. Ce profil type du receveur de possession a été la seule satisfaction d’une attaque plutôt terne. Kevin Jones (running back) et Roy Williams (wide receiver) des Lions ont également brillé dans une équipe en perte de vitesse en marquant 84 points à tous les deux. Steven Jackson est prêt à prendre la relève. Doublure de la star Marshall Faulk, il a impressionné dans un style complètement différent grâce à un physique hors norme pour un RBRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).. (105 kg pour 1m89). Faulk (plus de 10 000 yards en carrière et 100 TD) risque d’être éclipsé la saison prochaine, après avoir déjà renoncé à une partie de son salaire, par ce jeune joueur tout en puissance.
Si les joueurs d’attaque sont souvent mis à l’honneur, les défenseurs ne sont pas en reste. Les Jets de New-York ont fait le pari risqué d’aligner 2 rookies en défense. Cette prise de risque fut payante puisqu’ils finiront 4e défense (en points par match encaissé) et iront jusqu’en playoffs. Le DB de 22 ans, Erik Coleman, enregistra 100 plaquages, 2 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain). et 4 interceptionsInterception
passe du QB rattrapée par un défenseur (un adversaire). en saison régulière. Jonathan Vilma (LB) affiche des statistiques similaires (107 plaquages, 2 sacks et 3 interceptions) mais montre sa grande maturité en devenant le plus prolifique plaqueur des playoffs (30 plaquages). L’athlétique D.J. Williams des Broncos de Denver (110 kg pour 1m83) a mis à profit sa coopération avec l’expérimenté Al Wilson, lui permettant de devenir tout simplement le meilleur plaqueur (rookie) de la saison régulière. Dunta Robinson est un de ceux dont on entendra à peine parler mais qui, au final, s’assure comme une valeur sure au sein de la défense des Texans de Houston. Avec sa taille d’1m78, il interceptera 6 ballons. Agile de ses mains, il est aussi capable de relever le défi physique face à des joueurs beaucoup plus imposants que lui (87 plaquages, 3 sacks et 3 fumblesFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre. forcés). Sean Taylor, avec une belle saison (76 plaquages et 4 interceptions), risque de faire parler de lui dans les années à venir. Ce DB drafté très haut par les Redskins (5e au premier tour) avait intercepté à 10 reprises pour sa dernière saison universitaire à Miami.
Ce rapide tour d’horizon des joueurs en devenir de la NFL nous montre l’incroyable réservoir qu’offre la ligue universitaire. Le spectacle n’est pas prêt de perdre en intensité. La draft 2005, du 23 au 24 avril, sera un bon indicateur de ce que nous réserve la saison prochaine.