Les Eagles surmontent leurs vieux démons

shield NFL actuel
shield NFL actuel (NFL.com)
le 26/01/2005 à 00:00 par Christophe Brulefert
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Quatre tentatives. C'est le nombre de finale de conférence qu'il aura fallu pour que les Eagles de Philadelphie puissent enfin accéder au match le plus important de l'année. Après trois tentatives infructueuses ces trois dernières années (en 2002 à Saint Louis défaite 29-24, en 2003 à domicile contre Tampa Bay 27-10 et en 2003 à domicile contre Carolina 14-3), les joueurs d'Andy Reid mettent enfin un terme à une disette de 24 ans en battant les Falcons d'Atlanta sur le score de 27-10. La seule et unique participation du club remonte en janvier 1981 au cours de laquelle les joueurs de Dick Vermeil se sont inclinés 27-10 face aux Raiders d'Oakland.

Tout commence d'ailleurs très bien pour l'équipe locale puisque sur la deuxième possession offensive le coureur Dorsey Levens trouve une brèche de 4 yards dans la défense pour inscrire le premier touché de la franchise depuis huit quart-temps à ce stade de la compétition. Les Faucons trouvent cependant l'opportunité de réduire l'écart sur un coup de pied à trois point de 23 yards. Il en faut plus cependant pour décourager les joueurs d'Andy Reid qui repartent de plus belle et inscrivent un nouvel essai sur une passe de 3 yards du quarterbackQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
Donovan Mc Nabb (17/26, 180 yards, 2 touchés) pour Chad Lewis. Les joueurs de Jim Mora cherchent pourtant à s'accrocher et parviennent, grâce pour une fois à un très bon dosage entre les jeux aériens et au sol, à inscrire un essai sur une course de Warrick Dunn. Cela permet aux visiteurs de n'être mener que 14-10 à la pause et de pouvoir encore espérer.
Cependant en seconde mi-temps, les choses changent brutalement. La défense des Eagles réussie à contenir l'attaque adverse pourtant dirigée par le galopant Michael Vick (11/26, 136 yards, 4 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
, 1 interceptionInterception
passe du QB rattrapée par un défenseur (un adversaire).
, 4 courses pour 26 yards) et à limiter l'impact du jeu au sol à seulement 99 yards pour le match. Les Aigles peuvent donc tranquillement faire la différence puisque la défense des visiteurs ne semble pas à la hauteur. Après un premier coup de pied à trois points, la défense intercepte Vick et l'équipe locale en profite pour marquer 3 points de plus qui porte le score à 20-10. Quelques minutes plus tard, les joueurs d'Andy Reid vont même apporter le touché de la délivrance sur une passe de 2 yards de Mc Nabb pour Chad Lewis. Le Lincoln Financial Field de Philadelphie peut maintenant exulter.

En route pour le Super Bowl XXXIX

Avec cette victoire, l'équipe d'Andy Reid retrouve donc le match des matchs pour la première fois depuis 1981. Le plus dur reste toutefois à faire car dans 15 jours les Aigles auront face à eux une équipe de New England qui compte bien remporter son troisième titre en quatre ans après une brillante victoire face aux Steelers de Pittsburgh. La tâche s'annonce donc rude surtout que l'expérience sera du côté des Patriots.
En espérant que le spectacle soit la hauteur de celui de l'an dernier.

Statistiques

Attaque :

• Philadelphie : 326 yards (156 yards au sol, 170 yards à la passe)
• Atlanta : 202 yards (99 yards au sol, 103 yards à la passe)

Passeurs :

• Philadelphie : Mc Nabb (17/26, 180 yards, 2 TD)
• Atlanta : M.Vick (11/24,136 yards, 1 interception)

Coureurs:

• Philadelphie : Brian Westbrook (16 courses pour 96 yards)
• Atlanta : Warrick Dunn (15 courses pour 59 yards et 1 TD)

Receveurs:

• Philadelphie : Greg Lewis (2 receptions pour 65 yards), B.Westbrook (5 receptions pour 39 yards)
• Atlanta : A.Crumpler (4 receptions pour 49 yards), P.Price (2 receptions pour 37 yards).
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 C'est un f... de p... arrogant. C'est ce qui fait de lui un si grand joueur.  – Lawrence Taylor à propos de son coéquipier Phil Simms

En VO :  He's a cocky sumbitch. That's what makes him such a great player. 

Citation réelle proposée par Guillaume. Suggérer une citation réelle ou fictive pour 10 Bzh !