Le road trip de Thomas : Titletown, USA

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Dimanche 15 Novembre 2009 : Titletown, USAUn récent article de l’éminent magazine américain Sport Illustrated classait l’ensemble des équipes professionnelles tout sport confondu en fonction de la qualité générale du spectacle proposé aux fans et aux spectateurs. Le verdict s’était avéré sans appel puisqu’une franchise se détachait dans l’ensemble des catégories, que ce soit l’avant match, l’atmosphère, le public, les infrastructures, l’accueil et l’aspect sportif, en faisant l’expérience ultime en matière de sport US.
Rien ne vaut donc le privilège d’assister à un match de football dans le saint des saints, au Lambeau Field à Green Bay, Wisconsin ! Il se trouve que les Packers, puisque c’est bien d’eux dont il s’agit sont en outre mon équipe fétiche depuis le milieu des années 80, je ne pouvais donc pas manquer ce rendez vous.
Pourquoi Green Bay, une bourgade perdue d’à peine plus de 100 000 âmes pourrait-elle avoir ce pouvoir d’attraction ? La tradition vous répondrais-je ! Dans un paysage du sport professionnel US où tout est orienté business et spectacle, où les stades mythiques sont rasés sans état d’âme (Yankee Stadium, Fenway Park, Boston Garden, …), où les franchises déménagent ou sont rebaptisées et les stars transférées plus vite que leur ombre, Green Bay célèbre cette année son 90éme anniversaire de football professionnel et l’on ressent le poids de cet héritage dans les travées du stade. La silhouette de Vince Lombardi plane sur Lambeau et une gigantesque statue de bronze est là pour le rappeler car Green Bay c’est également une tradition de victoire avec 3 Super Bowl au compteur et une équipe compétitive lors des 20 dernières saisons. L’un des acteurs principaux de la renaissance du club au début des années 90 est bien entendu été Brett Favre dont le retour à Lambeau il y a moins de deux semaines sous le maillot des Vikings à été assez houleux. De nombreux T-shirts avec le N° 4 floqué du nom de Judas se vendent d’ailleurs aux abords du stade.
Cette année la franchise connaît des hauts et des bas puisqu’elle sort d’une défaite à Tampa avec un record de 4-4 qui l’éloigne dangereusement des playoff. Le match de dimanche face aux Cowboys revêt donc une importance toute particulière. La période post favre est difficile à gérer même si avec Aaron Rodgers, le pack s’est doté d’un QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. de premier plan. Le nouveau coordinateur Don Capers met doucement en place sa défense 4-34-3
formation défensive avec 4 linemen et 3 linebackers. mais c’est la ligne offensive qui fait défaut mettant trop souvent Rodgers sous le feu des SacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain). adverses.
Mais la rencontre commence bien avant le coup d’envoi puisque les parkings alentours sont noirs de monde à plus de 3h du coup d’envoi. Encore une fois le Tailgating va bon train et les fans sont hauts en couleur avec leurs accoutrements à base de « Cheese Head » et d’ustensiles Vintage du genre casque à l’ancienne ou tunique sixties ! C’est assez hallucinant. Que dire du Fan shop qui s’étale sur plus de trois étages, un must accessible depuis le fameux Atrium du stade qui propose une myriade de produits allant du plus sympa au plus monstrueusement kitsch. J’ai une place de choix au niveau des 20 yards obtenu grâce au système Ticket Exchange de Ticketmaster qui permet aux possesseurs d’abonnement annuel ne pouvant se rendre au stade de monnayer les précieux sésames à des personnes comme moi. La bière coule à flot et les fans donne de la voix. Je suis pris en sandwich entre deux colosses qui auraient pu faire de beaux linemenLinemen
littéralement, les hommes de la ligne (de scrimmage). Il y a les linemen offensifs et les défensifs. Ils s'opposent dès le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB. donné.. Lorsque j’annonce à l’un d’entre eux que je viens de « Paris, France » pour assister à l’évènement. Sa réponse est sans équivoque : "Son of a b**** !".
Le match est âpre et défensif. Le score n’est que de 3-0 à la mi-temps mais les Packers se détachent petit à petit à la force du poignet grâce à quelques Big plays de la défense qui va créer deux turnovers clés en mettant la pression sur Tony Romo. La lumière est tombée sur la stade et les luminaires éclairent à plein. Le score est désormais 17-0 et il ne reste que 8 minutes pendant lesquelles les cowboys sauveront la marque. Score final 17-7. « GO PACK GO » comme le scande la foule en liesse.
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A bientôt
Thomas