Le Point avant le Wild Card Weekend

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Avant de commencer, permettez-moi de vous présenter, au nom de toute l'équipe, nos meilleurs voeux pour l'année 2005. Merci pour vos encouragements et votre fidelité.Ce weekend se jouait l'ultime journée de la saison régulière 2004. Après 17 semaines de compétitions archarnées, nous tenons nos 12 qualifiés pour des playoffs qui prévoient d'être passionnants. Nous vous proposons de faire un point à quelques jours du Wild Card Weekend.
Conférence Américaine
Bien sûr, les Pittsburgh Steelers (15-1) se positionnent en grand favoris pour le titre suprême. Ils ont réussi l'exploit de ne perdre qu'une seule rencontre en 16 sorties ce qui n'était plus arrivé depuis les Vikings en 1998. Avant eux, seules trois équipes avaient réalisé pareil exploit : San Francisco en 1984, Chicago en 1985 et donc Minnesota. Mieux, ils égalent le record des Dolphins '72 pour le nombre de matchs gagnés consécutivement dans une même saison avec 14. Bill Cowher, l'emblématique coach des Hommes d'Acier, tient peut être sa revanche, neuf ans après avoir perdu la 30è finale contre les Cowboys 27 à 17.
Sur son chemin, il aura peut être de nouveau les New England Patriots (14-2 pour la deuxième année consécutive) qui les avaient battu en finale de conférence il y a 3 ans, 24-17. A cette époque, les Steelers recevaient pourtant la rencontre qualificative pour le Super Bowl.
Les Patriots ont montré ces dernières années leur aptitude à remporter des matchs clés, au finish, et souvent en étant les outsiders. On pense bien sûr à leur victoire étriquée contre les Raiders en 2001 (16-13 OT), à leur premier titre la même année contre des Rams grandissimes favoris (Super Bowl XXXVI, 20-17). Mais avec le temps, leur status d'équipe à battre ne les a pas troublé le moins du monde et ils ont continué à empiler victoires et records. Cette année, ils ont établi un nouveau record pour le nombre de succès d'affilés avec 18 en saison régulière (contre 17 aux Bears 1933) et 21 si l'on comprend les playoffs 2003. Il faudra jouer parfaitement en janvier pour espérer vaincre la franchise du Massachussets.
Pour les Indianapolis Colts (12-4), la route sera parsemée d'embuches. Ils recevront d'abord dans leur dôme les Denver Broncos (10-6), derniers qualifiés pour l'AFC. S'ils l'emportent, ils devront retourner à Foxboro pour une troisième confrontation avec les Patriots en 12 mois. Ils y avaient perdu la finale de conférence (24-14) et le premier match de la saison (27-24). S'ils réussissent ce premier exploit, un second les attend à Pittsburgh (à moins que les Steelers ne perdent leur Divisional Playoff). La mission va être très dure pour l'équipe de Tony Dungy, mais avec un Manning en état de grâce et une défense à son meilleur niveau, tout est possible.
Manning, parlons-en, après simplement 6 ans dans la ligue, il est déjà rentré dans le livre des records. Cette année, il a battu les deux plus mythiques records pour un passeur. La semaine dernière, il ravit à Marino celui pour le nombre de passes de touchdownTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir) sur une saison en lançant son 49ème touché. Il était pourtant considéré par beaucoup comme "éternel". Dimanche, il s'adjuge la meilleure évaluation sur une saison avec 121.1 contre les 112.8 de Steve Young en 1994. Mike Shanahan, actuel head coach des Broncos et coordinateur offensif des 49ers lors du record, avoue qu'il pensait que ce record ne serait jamais battu. Déjà en 94, Young avait supplanté le grand Joe Montana, le seul triple MVP du Super Bowl. Mais aucun n'avait pensé qu'un Manning pourrait un jour débarquer dans la ligue et tout balayer sur son passage. Il faut dire que les arguments offensifs des Colts ne se limitent pas à leur passeur. Il ont dans leurs rangs des receveurs comme Marvin Harrison, Reggie Wayne ou Brandon Stockley, tous les trois à plus de 1000 yards et 10 touchdowns sur la saison. S'agissant de ce dernier, il n'est que le 3ème receveur des Poulains et fait pourtant mieux que 18 cibles "numéro 1" parmi les autres franchises. Au sol, Edgerrin James est une alternative non négligeable au jeu aérien. Est-ce que cette saison des records va se terminer en apothéoses ?
Mais ne négligeons pas les San Diego Chargers (12-4) qui réalisent la meilleure saison de leur histoire. Ils font mieux qu'en 1994 où ils étaient allés au Super Bowl. A cette époque, une passe "Avé Maria" dans la end zoneEnd Zone
Zone d'en-but de 10 yards située de chaque côté du terrain. des Steelers leur avait permis de réaliser le hold up parfait à Three Rivers Stadium. Avec LaDanian Tomlinson, Drew Brees et Antonio Gates dans leur effectif, les favoris peuvent trembler. Ils joueront pour ce premier tour les New York Jets (10-6), une équipe en perte de vitesse ces dernières semaines. Elle n'a gagné qu'un seul de ses 4 derniers matchs. Après avoir perdu à Pittsburgh, ils avaient relevé la tête de fort belle manière à domicile contre Seattle. Malheureusement, la réception des Patriots a tourné au cauchemar pour Chad Pennington. Ce weekend, ils se déplaçaient chez les Rams pour se refaire un moral avant les phases finales. Ils sont rentrés à New York avec une défaite, pas de bonne augure avant un déplacement périlleux en Californie. Leurs deux plus grandes satisfactions de l'année sont leur défense, la 4ème meilleur de la NFL avec 16.3 points concédés par match, et leur RBRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).. Curtis Martin qui termine meilleur coureur de la ligue avec 1697 yards, un de plus que Shaun Alexander de Seattle.Conférence Nationale
Les Philadelphia Eagles (13-3) termine la saison en roue libre après s'être adjuger l'avantage du terrain pour les playoffs il y a déjà deux semaines. Mais est-ce que cette année est celle des Aigles ? Vont-ils enfin vaincre la malédiction ? Si personne ne semble en mesure de les empêcher d'aller en finale au vu de la saison régulière, on connait leur passé douloureux et ce triste record de trois finales de conférence perdues à domicile consécutivement.
Privés de Terrell Owens pour ces phases finales (il reviendra dans le meilleur des cas pour le Super Bowl), Andy Reid ne voulait pas risquer une autre blessure. Il a donc aligné sa deuxième équipe dans la défaite contre les Bengals 38 à 10. Si l'on comprend les raisons de sa gestion de l'effectif, on peut s'interroger sur les réels bienfaits d'une coupure de 4 semaines à ce niveau de la compétition. Les Aigles ont joué leur dernier match à 100% le 19 décembre. Leur prochain aura lieu le 16 janvier. Trop long ? Dans un sport qui nécessite du rythme et des automatismes, on peut se le demander ?
On se le demande d'autant plus que les Green Bay Packers (10-6) n'ont épargné personne cette semaine. Ils ont joué un partie du match à fond, à 7 jours de recevoir les Vikings lors du Wild Card Weekend. Ainsi, Brett Favre complète 9/13 pour 197 yards et deux touchdowns avant de se retirer en début de deuxième quart-temps. Les Packers ont réussi l'exploit de remporter leur division à une journée de la fin en ayant gagner qu'un seul de leurs cinq premiers matchs. Ils ont l'expérience des playoffs et auront l'avantage de recevoir Minnesota dans un Lambeau Field sous les 0°C.
Les Minnesota Vikings terminent finalement avec un bilan de 8 victoires pour 8 défaites. Ils sont les derniers qualifiés pour la NFC et ne doivent leur place qu'à leur succès à la Nouvelle Orléans le 19 octobre dernier 38 à 31. Un peu à l'image de la saison 2003, ils terminent leur campagne 2004 à l'agonie. Après avoir ouvert la saison sur 5 victoires en 6 matchs, ils ne connaissent le succès qu'à 3 reprises lors des 10 semaines suivantes. Pire, ils ont dû s'incliner 4 fois lors des 5 derniers matchs. Malgré un Daunte Culpepper à 4717 yards sur la saison (leader NFL), on les voit mal aller loin en playoffs d'autant qu'ils tombent au premier tour sur des Packers qui ont déjà été leurs bourreaux à deux reprises cette année.
La révélation de l'année dans la Conférence Nationale sont sans aucun doute les Atlanta Falcons (11-5). Jim Mora a vu son équipe gagner en maturité et on leur donne encore une belle marge de progression dans l'avenir. Atlanta termine avec la meilleur attaque au sol de la NFL avec 2682 yards (Warrick Dunn, TJ Duckett et Mickael Vick en sont les principaux artisans). Dans l'effectif, il est impossible de ne pas parler de Mickael Vick. Ce quarterbackQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. hors norme est devenu en quatre saisons l'idole des jeunes fans de foot US dans le monde entier. Spécialiste des improvisations à la course et des acrobaties en tout genre, cet athlète n'en est pas moins un excellent passeur en devenir. Une fois qu'il aura parfaitement assimilé la "West Coast Offense", il deviendra probablement l'un des meilleurs joueurs de la ligue. En attendant, il s'offre une campagne en playoffs, débutant au deuxième tour et à domicile, pas mal !
Finalement, les Saint Louis Rams (8-8) et les Seattle Seahawks (9-7) se retrouveront en playoffs. Les Seahawks auront l'avantage de recevoir mais on perdu leurs deux premières confrontations. Si ces deux rivaux sont en playoffs, on ne les voit pas jouer les troubles fêtes. Seattle a peiné contre des Falcons allégés de quelques stars et les Rams ont bénéficié du cadeau des Eagles lors de la semaine 16 pour rester en course.
D'un point de vue du jeu, l'attaque des Rams reste l'une des plus efficace de la ligue, toujours avec cette faculté de tuer un match en quelques jeux. Torry Holt en est le meilleur représentant puisqu'il termine sa cinquième saison consécutive à plus de 1300 yards, record NFL. Malheureusement, la défense n'est pas au diapason et leur différentiel de turnovers sur la saison est le plus mauvais de la ligue avec -24 !
Du côté de l'état de Washington, on compte sur Matt Hasselbeck et surtout sur Shaun Alexander pour faire exploser la défense des Béliers. On voudra surtout, faire oublier la terrible défaite de début de saison, où les Rams avaient réalisé le plus grand comeback de l'histoire pour arracher la victoire aux Seahawks en overtime.La partie la plus intéressante de la saison commence ce weekend et toute notre équipe sera mobilisée avec un résumé de chaque match durant les playoffs, des analyses avant et après les tours. A très bientôt !