Le poids de la relève

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le 04/09/2008 à 00:00 par François Martinez
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Si le passé de la NFL nous a bien appris une chose, c’est la difficulté pour un quarterback de remplacer un autre passeur légendaire à la tête d’une franchise. Par exemple, Denver n’a gagné qu’un match de playoffs en 9 ans depuis le départ de John Elway (lequel a conduit les Broncos à la victoire au Super Bowl en 1997 et 1998). Pittsburgh a passé 8 saisons noires après la retraite de Terry Bradshaw en 1983. Buffalo n’a pas remporté le moindre match de playoffs depuis 11 ans et la retraite de Jim Kelly. Ou encore, Miami qui a utilisé pas moins de 12 quarterbacks après le départ de Dan Marino en 1999 et qui n’a pas gagné un match de phases finales depuis. De même, à Green Bay, entre le départ de Bart Starr en 1971 et l’arrivé de Brett Favre en 1992, les Packers n’ont atteint les phases finales qu’à deux reprises.
Dès lors, le relais que s’apprête à prendre Aaron Rodgers à la tête de l’escouade offensive de la franchise du Wisconsin s’annonce plutôt difficile. Les Packers, qui ont atteint la finale de la NFC la saison dernière, ont toutefois des raisons d’espérer. D’abord, la formation de Mike McCarthy est la plus jeune de la ligue et son talent lui laisse entrevoir des lendemains qui chantent. Ensuite, il faut noter que Rodgers, depuis maintenant 3 ans à Green Bay, à eu largement le temps pour apprendre le système des Verts et les clés du poste de QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
avec en plus un conseiller comme Brett Favre. Le jour où nous l’avons drafté, je savais qu’un jour ou l’autre c’est lui qui prendrait notre attaque en main déclare le manager général Ted Thompson.
Ces 3 dernières années, Rodgers a réalisé des progrès significatifs. Sa performance lorsqu’il a remplacé un Brett Favre blessé lors d’un match contre Dallas en fin de saison dernière était excellente. Maintenant que j’y pense, c’est une bonne chose de ne pas être entré dans le grand bain dès ma première saison. Bien sûr, j’en avais envie, mais maintenant je suis mieux préparer à faire avancer mon attaque.
Malgré une intersaison mouvementée avec la retour au jeu de Favre après sa retraite et bien que les médias aient fait courir le bruit d’une relation particulièrement tendue entre le célèbre numéro 4 et Rodgers, celui-ci évoque plutôt de bons rapports. Je restais juste dans son ombre. Mais j’ai vraiment beaucoup apprit de lui.
Aaron Rodgers, qui se dit confiant et ambitieux pour la saison à venir, devra avant tout faire ce qu’il sait faire. N’est pas Brett Favre qui veut. De plus, il devra être imperméable à une critique qui sera omniprésente quoi qu’il arrive. Car même si il lance 3 touchdownsTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
dans une rencontre il y aura toujours des gens pour dire que Favre en aurait lancé 5. Alors on ose à peine imaginer les réactions si Rodgers vient à avoir des difficultés. Dur de remplacer une légende.
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 L'interview pré-draft la plus marquante que j'ai eu lors de mes 25 ans de carrière ? Russell Wilson. Et de loin.  – John Dorsey, GM des Chiefs

En VO :  The most impressive interview I've ever had in the last 25 years of doing this ? Russell Wilson. Wasn't even close. 

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