Le mois de vérité

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le 02/12/2009 à 00:00 par François Martinez
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Nous y sommes. Décembre. Le froid, la pluie, la neige pour certains, les fêtes de fin d’année et… le mois décisif dans la NFL. Et pour les Cowboys de Dallas, le mot décisif paraît faible. Car la franchise à l’étoile cherche depuis 1996 une victoire en playoffs. Un nouvel échec cette saison et certaines têtes pourraient tomber à Big D.

Un effondrement qui laisse perplexe

28 décembre 1996, les Cowboys de Dallas écrasent les Vikings du Minnesota 40-15 lors des Wild Card. Depuis, plus une seule victoire en playoffs pour la franchise texane : les Cowboys ont atteint 5 fois les phases finales pour autant de défaite.
Mais plus que ce constant échec lors des matchs couperets, c’est surtout la défaillance de la franchise à partir du mois de décembre qui saute aux yeux.
Entre 1997 et 2008, Dallas a enregistré un bilan de 19 victoires en 39 rencontres en décembre et janvier en comptant les playoffs. Certaines saisons, l’écroulement des Cowboys a été impressionnant comme en 1998, 2006 ou encore l’an dernier.
Cette année, l’objectif minimum fixé par Jerry Jones est clair : une victoire en playoffs. Encore faut-il atteindre les phases finales.
En effet, la NFC Est est encore très indécise. Les Cowboys n’ont qu’une victoire d’avance sur les Giants de New York et deux sur les Eagles de Philadelphie. Or, ils doivent se rendre aux Giants Stadium, puis enchaîné avec San Diego, New Orleans, Washington et finir contre Philadelphie. Un calendrier qui testera une formation qui, malgré son bilan de 8-3, a encore du mal à convaincre les observateurs.

Tony Romo a un bilan de 35 victoires contre 17 défaites en tant que titulaire depuis qu’il a pris les rênes de l’attaque de la franchise texane en 2006. Pendant le mois de décembre, il a enregistré 10 de ses 17 revers. La seule explication que l’on peut fournir est l’incapacité du joueur à gérer la pression, à être efficace dans les matchs importants.
Tout le monde regardera donc avec beaucoup d’attention le comportement et les performances de Romo. Mais, si les Cowboys veulent participer aux playoffs après ces cinq derniers matchs de la saison, leur défense devra jouer un rôle clé.

Place à la défense

Après être passée complètement à côté du sujet lors des deux premiers matchs de la campagne 2009, l’escouade de Wade Phillips (qui s’occupe du secteur défensif depuis qu’il a viré Brian Stewart au mois de janvier) est devenue l’une des plus féroces de la ligue.
Coïncidence ou pas, c’est après la retentissante défaite contre les Giants lors de la seconde semaine, pour inaugurer leur stade flambant neuf, que celle-ci s’est retrouvée.
Si on prend en compte les neuf derniers matchs, Dallas n’a encaissé qu’une moyenne de 303 yards au total avec un pic à seulement 337 contre les Broncos. De même, les 128 points encaissés (soit 14,2 de moyenne) lors des 10 dernières semaines sont le plus faible total de la ligue.
Ces performances sont à mettre principalement à l’actif de la ligne défensive. A commencer par le massif Jay Ratliff. Le nose tackle est un élément clé du système 3-43-4
formation défensive avec 3 linemenLinemen
littéralement, les hommes de la ligne (de scrimmage). Il y a les linemen offensifs et les défensifs. Ils s'opposent dès le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB.
donné.
et 4 linebackers.
des Cowboys. Son gabarit (1m93, 138 kilos) et sa puissance, combinés à sa vivacité, sont un vrai casse-tête pour la ligne offensive adverse. Associé à Marcus Spears et Igor Olshansky, Ratliff permet à ses linebackersLinebacker (LB)
joueur de la défense polyvalent qui constitue le 2ème rideau défensive.
de briller en obligeant l’attaque adverse à mettre deux joueurs en protection.
Keith Brooking, DeMarcus Ware et compagnie n’ont plus qu’à se jeter sur le quarterbackQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
. Résultat, les défenseurs de Dallas ont infligé 28 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
lors des neuf derniers matchs (3ème total pendant cette période).
Avec des rencontres à venir contre les rouleaux compresseurs offensifs que sont les Chargers et les Saints ainsi que les matchs, toujours très intenses, face aux Giants, aux Redskins et aux Eagles, la défense aura de quoi prouver son niveau.Four downs

1-On ne peut qu’être impressionné par les cinq matchs de suite remportés par les Colts d’Indianapolis pendant le dernier quart temps (record NFL par ailleurs). Peyton Manning et sa bande ne s’avouent jamais vaincus et ne sont jamais autant dangereux que lorsqu’ils sont menés de moins de 7 points dans les dernières minutes.
2-En parlant des Colts, le match face aux Tennessee Titans s’annonce terrible. La remontée de l’équipe de Jeff Fisher force le respect. Et Chris Johnson est LE joueur du moment dans la ligue (je n’arrive toujours pas à croire qu’il ne soit pas dans le top 10 des votes pour le Pro Bowl ; trop de précipitation pour les votes).
3-Il faudra surveiller l’émergence des Packers de Green Bay. Leur ligne offensive paraît enfin assurer un minimum et leur défense s’adapte de mieux en mieux au système 3-4 amené par Dom Capers. Reste à savoir si les pertes d’Aaron Kampman et Al Harris ne seront pas trop préjudiciables.
4-Les Bengals sont encore un mystère pour moi. Sont-ils la meilleure équipe de l’AFC Nord qui balaie les Steelers et les Ravens, ou bien sont-ils les vieux Bengals qui perdent ou se font peur contre des équipes plus faibles (Browns, Raiders ou Texans) ?
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 Rappelez vous qu'il faut 9 mois à une femme pour faire un bébé, peu importe le nombre d'hommes que vous y mettez au travail.  – Lou Holtz, coach, Notre Dame

En VO :  Remember, it takes a woman nine months to have a baby, no matter how many men you put on the job. 

Citation décalée proposée par micky pour 10 Bzh. Suggérer une citation réelle ou fictive pour 10 Bzh !