Le haut... et le bas du panier

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le 29/10/2009 à 00:09 par Thomas Depaepe
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Si cette saison est exceptionnelle par les 3 équipes qui restent invaincues (Broncos, Colts et Saints) elle l’est aussi par la distance qui s’est imposée au court des 7 premiéres journées entre les meilleurs et le bas du classement. En effet, s’il est classique de voir des équipes sombrer dés le début de la saison, le niveau de jeu présenté par certaines équipes est vraiment médiocre cette saison.

Le gap entre les meilleures et les plus mauvaises franchise nous rappel s’il en était besoin a quel point la NFL est exigeante et que le succés n’arrive pas par hasard : le succés se conduit a coup de décisions pertinentes à la draft, de recrutements ou de limogeages, de choix parfois incompris sur le moment… bref dans la durée. A l’inverse l’echec se conforte avec l’absence de vision à long terme (rester avec des joueurs clairement hors de forme n’est pas une vision à long terme pour moi) et par des pertes souvent mal digérées à l’intersaison; ensuite, il y a bien évidement une spirale de la défaite qui rend tout plus compliqué comme ce fut le cas pour les Lions l’an passé.

Si l’on regarde les équipes au top deux choses sautent vite aux yeux : un équipe managériale stable composés soit de vieux routiers (Tom Coughlin, Bill Belichick, Sean Payton, Andy Reid…) soit de succésseurs sur mesure comme chez les Colts. Ensuite, nous trouvons dans le haut du panier les meilleurs commandants en chef : Ben Roethlisberger, Peyton Manning, Drew Brees. La seule exception notable a cette régle du succés est l’équipe des Broncos qui a à la fois un coach rookie et un quarterback pour le moins attendu au tournant… mais en fait Josh McDaniels fait preuve d’une maturité rare pour ajuster le jeu de son équipe lorsqu’elle est destabilisée et Kyle Orton est monsieur “zéro erreur”.

A l’inverse de ces “équipes gagnantes” on retrouve une petite dizaine d’équipe totalement hors du coup et qui s’enfoncent méthodiquement dans les profondeurs NFL.

Ceux qui courent aprés leur premier succés
7 défaites pour les Rams et les Buccanners, 6 pour les Titans et toujours aucune victoire pour ses 3 équipes. Les Rams ont déjà perdu à deux reprises sans inscrire le moindre points, les Bucs et les Titans une fois seulement.
Sur ces trois équipes, deux sortent d’une saison 2008 difficile et n’arrivent pas a tourner la page faute d’un leader sur le terrain. Pour conjurer le sort (24 défaites lors des 26 derniers matchs) St Louis a miser sur l’ex-coach defensif des Giants Steve Spagnulo; les Bucs (10 défaites d’affilées) ont eu misé sur le tout jeune Rasheem Morris issu de leur rangs. Dans les 2 cas, les coachs rookies ont voulu miser sur les joueurs déjà présent et donner un peu de profondeur offensive via les agents libre (Kyle Boller aux Rams, Byron Leftwich aux Bucs) ou la draft mais s’avére clairement insufisant pour inverser la spirale de la défaite.

Tampa semble vouloir changer davantage les choses en propulsant le rookie Josh Freeman au poste de quarterback titulaire mais cela me semble risqué à un moment ou Josh Johnson prenait clairement ses marques. D’autant plus risqué que Josh Freeman est loin d’avoir dérriére lui une carriére universitaire parfaite chez les Miami Hurricanes.
Du coté des Rams, l’équipe poursuit sa descente aux enfers sans que l’on puisse discerner le moindre changement : Marc Bulger n’est de plus en plus que l’ombre de lui même avec une ligne de receveur proche de la nullité (Donnie Avery sort un peu du lot, mais a peine); Steven Jackson sort son épingle du jeu statistiquement mais cela met encore plus en évidence le fait qu’il perd son temps chez les Rams.

Le cas des Titans est lui plus ambigue : en effet, Jeff Fisher est au club depuis 15 ans, l’équipe sort d’une saison 2009 ou elle avait commencé avec 10 succés d’affilés avant la malédiction de la “terrible towel” (aucune victoire depuis celle contre Pittsburgh), elle dispose d’un quarterback experimenté et d’un duo de coureur plutôt talentueux (Chris Johnson tout particuliérement). A la décharge de l’équipe que l’on attendait pas aussi bas il y a les blessures en défense comme celles de Javon Kearse ou du cornerback titulaire Cortland Finnegan; il y a aussi le manque d’un receveur dominant mais c’était déjà le cas l’an passé.
En clair, malgré des faiblesses l’équipe semble pourtant au dessus de son niveau de 0 victoires en 6 matchs et il ne serait pas impossible de la voir redresser la tête; seul ombre au tableau le retour de Vince Young qui risque d’être une arme à double tranchant car il est certainement en manque de sensation et de forme depuis prés de 2 ans sur le banc.

Les équipes qui ont gagnées mais qui frisent la correctionnelles
Les Detroit Lions, les Cleveland Browns ou les Kansas City Chiefs ont beau avoir gagné un match cette saison, ces trois équipes sont clairement en dessous du niveau NFL. Si les Chiefs ont l’excuse d’être une équipe en totale reconstruction (tout les cadres sont partis et les choix d’Hermann Edwards ont été systématiquement annulé par le nouveau staff), les Browns et les Lions poursuivent cette saison encore leur bilan médiocre des années précédentes.

Les Lions ont misés sur Matt Stafford pour s’en sortir car le rookie présente tout les atouts d’un futur bon quarterback NFL : un bras puissant et un jeu classique dans la poche. Mais la blessure de Stafford l’a quelque peu écarté des terrain et Jim Schartz, le nouveau coach des Lions a déjà du recourir aux services du vétéran Daunte Culpepper.
Du coté des Browns, la situation est plus catastrophique encore : le quarterback de l’avenir (Brady Quinn) passe totalement a coté de sa carriére, l’attaque est moribonde (seulement 30% de passes réussies, 11 interceptionsInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
pour 3 TD, 10 points par match en moyenne… ). Seule lueur d’espoir une défense qui tient pas si mal le choc au regard des heures interminables qu’elle passe sur le terrain. Critiqué par une équipe qui ne le comprend plus, Eric Mangini semble perdre totalement le contrôle de ses hommes et n’arrive même plus à savoir qui mettre sur le terrain au poste de quarterback tant tout va de travers.

Pour clore le triste tableau des équipes en perdition, on aurait aussi pu citer les Raiders qui méritent indiscutablement le titre de la franchise la plus stupide des 10 derniéres années, les Redskins qui payent leur choix d’un entraineur qui appelle des jeux en dépit du bon sens, ou encore les Panthers chez lesquel John Fox s’accroche à un Jake Delhomme moribond (13 interceptions déjà!).Tout cela donne une saison NFL un peu particuliére ou 3 équipes visent encore l’année parfaite et ou deux équipes (les Titans devraient pouvoir sortir quelques victoires) sont bien parties pour signer l’année vierge de toute victoire. Cela signifiera aussi qu’acceder aux Wildcards cette année sera encore plus dur que d’habitude : en effet, avec autant d’équipes qui perdent systématiquement, dans certaines poule on risque de trouver plusieurs équipes à 10 victoires alors que dans d’autres poules le niveau sera extremement faible.
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 Je suis peut-être débile mais je ne suis pas stupide.  – Terry Bradshaw

En VO :  I may be dumb, but I'm not stupid. 

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