Le Focus NFC de la semaine 8

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le 31/10/2006 à 21:53 par Thomas Savoja
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
NFC Est par Christophe Brulefert

Les New York Giants (5-2) poursuivent leur superbe saison en s’imposant à domicile contre les Buccaneers de Tampa Bay (2-5) sur le score de 17-3. La défense locale a confirmé sa grande forme malgré les blessures. Les joueurs de John Grunden n’ont pu engranger que 174 yards seulement en attaque et ont commis beaucoup trop d’erreurs pour véritablement inquiéter les joueurs de Tom Coughlin (6 fumblesFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre.
dont un perdu). En face, le quarterback Eli Manning (16/31, 154 yards, 1 Td), le coureur Ticki Barber (6 courses pour 68 yards) et le receveur Plaxico Burress (7 réceptions pour 86 yards, 1 Td) n’ont certes pas réalisé le match de leur carrière mais ont fait suffisamment pour ne pas perdre. La semaine prochaine, les New-Yorkais recevront les Texans de Houston (2-5).

Les Cowboys de Dallas (4-3) se relancent dans la course pour la première place de la division. Ils s’imposent facilement chez les Panthers de Carolina (4-4) sur le score de 35-14 (voir NFC Sud). La titularisation du jeune QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
Tony Romo semble faire du bien à la franchise Texane. Il faut maintenant plus de régularité dans les résultats pour inquiéter le rival New-Yorkais. Les joueurs de Bill Parcells se déplaceront chez les Redskins de Washington (2-5).

Rien ne va plus pour les Eagles de Philadelphie (4-4) qui s’inclinent à la maison sur le score de 13-6. Le score ne reflète d’ailleurs pas la domination des Jaguars de Jacksonville. Les joueurs d’Andy Reid continuent de se montrer fébriles sur le terrain. L’attaque a encore commis de trop nombreuses erreurs de concentration (5 « drop pass » sur le match et 31 sur la saison, 1er de la NFL). Le jeu au sol n’est pas mauvais (3.9 yards par portée) mais les courses sont trop peu nombreuses (seulement 85 yards sur le match). L’attaque devient trop prévisible et le temps de jeu est largement en faveur des adversaires. Le quarterback Mc Nabb (18/34, 154 yards) ne réussit même plus les gros jeux qui ont fait leur succès depuis le début de la saison. La défense contre le jeu au sol n’est pas non plus à son meilleur niveau (209 yards concédés). Une qualification pour les phases finales semble désormais peu probable à moins d’un renversement total d’ici là. Les joueurs d’Andy Reid seront au repos dimanche prochain.

Toujours dernier, les joueurs de Joe Gibbs étaient exemptés ce week-end et retrouveront leur ennemi juré le 5 novembre prochain.

NFC Nord par Alain Fresquet

Ron Rivera et ses apôtres
Les Bears (7-0) reviennent d'une semaine sans match plus forts que jamais. Humiliants, les 49ers 41 à 10, ils balayent d'un revers de la main toutes les questions apparues lors de leur victoire chaotique contre les Cardinals. Les 49ers ont été les victimes de cette mise au point.
D'entrée, l'attaque des Plantigrades montre qu'elle a retenu les leçons de sa pâle sortie dans le désert. Rex Grossman (23/29 pour 252 yards et 3 TDs) mène son équipe tout en timing. Comme prévu (voir focus week 7), le QB délivre ses passes plus rapidement que les semaines passées pour éviter la pression adverse. Tout de suite dans le rythme, l'escouade offensive marque un field goalField Goal (FG)
coup de pied à 3 points effectué le plus souvent en 4ème tentative quand l'attaque a été bloquée. Il est joué depuis l'endroit où la dernière action c'est achevée. En cas de réussite c'est 3 points et engagement. En cas d'échec, la possession change de camp mais il y a deux possibilités : avant le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB.
, la balle était à l'intérieur des 20 yards, on replacera alors la balle sur la ligne des 20 yards ou elle était placée au-delà des 20 yards, on la replacera au même endroit.
sur sa 1ère possession, la sérénité est de retour à Chicago. Cette sérénité va se transformer en une confiance inébranlable après une mi-temps d'anthologie. A la deux fin des 2 quart-temps inauguraux, la partie est déjà finie, les locaux sont devant 41 à 0 et les californiens éparpillés aux 4 coins de Soldier Field. Alex Smith (16/26 pour 146 yards, 1 TD et 1 Int) et compagnie se font étriller par la défense mise sur pied par le coordinateur défensif Ron Rivera. Ce dernier a persuadé ses joueurs qu'ils peuvent faire un gros jeu sur chaque action et ils s'y emploient avec gourmandise. Le bilan est très lourd, 4 ballons perdus et aucun 1st down avant la mi-temps pour les visiteurs. Essorés en attaque, les hommes de Mike Nolan ne montrent pas un meilleur visage en défense. Pris de vitesse sur les passes et mis sur le reculoir sur chaque course de Thomas Jones (111 yards en 23 courses et 1TD). Ils sont comme spectateur sur 5 essais de leur adversaires. Dans le 4ème quart-temps, contre les remplaçants, les Sang et Or vont sauver ce qui leur reste d'honneur en inscrivant 10 points anecdotiques. Tout indique que Chicago continuera sa marche en avant avec la réception dimanche prochain des Dolphins, plus proches du poisson panné que de cétacés frétillants.

Une identité s'affirme...
Green Bay (3v-4d) s'impose avec la manière 31 à 14 face à Arizona. Petit à petit Mike McCarty donne un nouveau visage à son équipe. Il veut d'abord gagner des yards au sol. Contre Arizona, le coach a appelé 32 jeux de course contre 27 passes. Comme sa ligne offensive de jeunes pouces se mue en haie de baobabs, les faits lui donnent raison. Ahman Green et Vernand Morency engrangent 203 yards et 2 Tds. Bien au chaud dans sa poche, Brett Favre (17/25 180yards, 1 TD) finit le travail grâce à sa vitesse de bras sur des passes courtes.
Dernière satisfaction pour les Cheese Head, la défense elle aussi monte en régime. Le backfield défensif, après avoir connu le pire, donne son meilleur. Il concède seulement 157 yards à Matt Leinart. Certes, Dennis Green qui vient de virer son coordinateur offensif, fait encore dans l'à peu près dans ce domaine toutefois cette performance n'est pas à négliger. Un joueur est à sortir de cette escouade plus en plus efficace : Charles Woodson. L'ancien Raider répond parfaitement à l'attente de son nouveau club : éteindre le go-to-guy adverse. Il sera opposé la semaine à Lee Evans lorsque les Packers rechercheront leur 3ème victoire de rang contre les Bills.

Une grosse claque
Les hommes de Brad Childress ont trouvé leurs maîtres et s'inclinent logiquement 31 à 7 à domicile. Chris Spielman, l'ancien joueur des Lions, aujourd'hui consultant pour ESPN définie les Vikings (4d-3v) de la façon suivante : Cette équipe est d'abord une grosse défense, un bon jeu de course et une attaque qui ne peut pas se permettre de faire des erreurs.
Le match lui donne raison. Oui, les Viks sont bons en défense mais Bill Belichick a trouvé le moyen de percer le coffre fort. La logique est du coach des Pats est implacable. Puisqu'il est très difficile de courir contre Minessota, il va donc opter pour une attaque aérienne. Plus précisément, Tom Brady va se placer en shotgunShotgun
(fusil de chasse) formation d'attaque qui consiste à placer le QB en position reculée derrière son centre et à aligner 4 (ou plus) receveurs écartés. Utilisée dans l'optique de faire une passe.
entouré au minimum de 3 receveurs. Ces derniers, devront faire des tracés courts et se placer entre les lignes de la défense. Ce plan a marché comme dans un rêve. Brady a lancé 43 passes contre seulement 15 courses. Le QB tel un chirurgien a découpé son adversaire et boucle la rencontre avec 372 yards, 4 touchoudowns et 1 interceptionInterception
passe du QB rattrapée par un défenseur (un adversaire).
! Il est évidemment l'homme du match. Une fois réglé le problème de la défense, les Pats se sont occupés de Chester Taylor. Leur jeu de passe courte permet à la franchise de la Nouvelle Angleterre de rester énormément sur le terrain. De plus, elle mène rapidement à 10 à 0, obligeant les locaux à prendre des risques. Enfin, Junior Seau et Mike Vrabel viennent assez facilement à bout des velléités du coureur servi qu'à 10 reprises.
Avec leur défense dispersée au 4 vents, leurs coureurs sous contrôle, la seule chance des Vikings était un match parfait de Brad Johnson. Le vieux QB a lui aussi été décevant. Il a été rattrapé par le Syndrome du Monday Night. Devant une audience nationale et les difficultés des siens, le brave Johnson a essayé d'en faire un peu plus que d'habitude. Cette volonté l'a poussé à forcer son jeu et il commet trois grossières erreurs qui coûtent chères à son équipe comme cette interception de Rodney Harrison dans son en-but lors du premier quart-temps. Toutefois, cette défaite ne devrait pas peser trop lourd dans le destin des Guerriers à Nattes. Ils entament un mois de novembre favorable où leurs 4 adversaires compilent 7 victoires pour 22 défaites. Ils débutent ce programme alléchant par un déplacement à San Francisco.

Les Lions (1v-6d) n'ont pas perdu cette semaine car... ils ne jouaient pas ! Il reprennent leur chemin de croix contre Atlanta, c'est Michael Vick qui est content...NFC Sud par François Martinez

Première défaite dans le Louisiana Superdome pour les New Orleans Saints (5-2). Les hommes de Sean Payton ont subi un sévère revers face aux Baltimore Ravens (5-2) 35 à 22.
Totalement dominés par les Corbeaux, les Louisianais n’ont pas été en mesure d’installer leur jeu au sol avec le duo Bush-McAllister (seulement 27 yards en 10 portés de balles). Du coup, Drew Brees (24/45 pour 383 yards 3 essais) est dans l’obligation de lancer à de nombreuses reprises. Ceci permet aux arrières défensifs du Maryland de briller avec pas moins de 4 interceptions au total (3 pour Brees, 1 pour Bush), dont 2 sont retournées pour des touchdownsTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
de R. Prude et D. Landry. Les attaquants ne sont pas en reste avec notamment les courses surpuissantes de Jamal Lewis (31 courses pour 109 yards) et le match solide de Steve McNair (17/23 pour 159 yards et 2 touchés) de retour d’une commotion cérébrale.
Le match auraient pu se transformer en correction tant la domination des Ravens a été indiscutable. Le score à la fin du 3ème acte est de 35 à 7. Malgré cela, les Saints continuent de se battre et réduisent le score dans le dernier quart du match grâce à deux essais de Brees pour Marques Colston.
Baltimore met fin à deux défaites consécutives et prend la tête de sa division. Les Ravens ont aussi montré que leur attaque pouvait bien tourner. Et quand cela arrive les Corbeaux sont redoutables. A suivre la semaine prochaine dans le choc de l’AFC Nord face aux Bengals. Pour les Saints, la défaite est douloureuse d’autant plus que Reggie Bush s’est blessé à la cheville et est incertain pour le déplacement à Tampa Bay dimanche. Journée cauchemar pour Sean Payton et sa troupe qui ne sont plus seul au sommet de la divison.

En effet, ils sont rejoints par les Atlanta Falcons (5-2). Les hommes de la Géorgie se sont une nouvelle fois imposés dans un match à rebondissement face à Cincinnati (voir AFC Nord).

Les fans du Bank of America Stadium de Charlotte ne s’attendaient sûrement pas à un tel spectacle. Les Carolina Panthers (4-4) ont subit la loi de la défense de Bill Parcells et ses Cowboys (4-3) dans une défaite cinglante 35-14. Pourtant tout avait bien commençait pour les locaux avec 2 essais à la courses de Foster et Smith. Carolina mène 14-0 à l’entame du deuxième quart-temps. Ce seront là les seuls points des Panthères car la suite va être un vrai calvaire pour John Fox et sa troupe.
L’homme du match n’est autre que celui qui a fait parler de lui toute la semaine : Tony Romo. Après 3 ans à cirer le banc de Dallas, il devient le quarterback titulaire de la franchise texanne en remplacement de Drew Bledsoe. Il termine avec 24 sur 36 à la passe pour 270 yards, 1 essai et 1 interception. De plus, Romo réussit l’exploit de satisfaire son receveur Terrell Owens avec 9 réceptions pour 107 yards. Mais le nouveau passeur des Cowboys n’est pas le seul artisan de la victoire texanne. La défense a muselé un Jake Delhomme inexistant tout comme le coureur DeShaun Foster. L’essai de Julius Jones (92 yards au total en 24 courses) au dernier quart-temps permet à Dallas de passer devant et les deux touchdowns de Marion Barber finissent d’enterrer les Panthères. Ce succès est très convaincant pour Dallas avec notamment Tony Romo à la baguette. Il donne une dimension nouvelle à l’attaque des Cowboys. Sa mobilité lui permet d’échapper à la pression quand sa poche de protection ne résiste pas (ce qui arrive souvent pour Dallas). Il faudra néanmoins faire attention à ce qu’il ne commette pas trop d’erreurs d’inexpérience dans l’avenir. Prochain élément de réponse à Washington dimanche.
Pour les Panthers, ce revers pourrait être celui de trop. Ils devront se remettre au travail pour rebondir dans deux semaines face aux Bucs. Justement, les Tampa Bay Buccaneers (2-5) ont perdus leur cinquième match de la saison aux Giants Stadium sur le score de 17 à 3 (voir NFC Est).NFC Ouest par Pierre-François Flores

La NFC Ouest va bientôt s'appeler "Beresina Division". Entre les équipes décimées par les blessures et celles qui se font corriger alors qu'elles sont sensées être à 100%, on commence sérieusement à plaindre leurs fans.
Ces 4 franchises cumulent à présent 13 défaites consécutives dont 7 pour Arizona. Les co-leaders Seattle et Saint Louis n'ont que 4 victoires. Ne cherchez plus ! Nous tenons la plus mauvaise poule de la ligue !

Circonstances atténuantes, nos 4 pensionnaires se déplaçaient cette semaine. Vous l'aurez compris, ils sont revenus de chez le tailleur avec 4 revers dont 2 vestes.
Arizona (1-7) a subi les foudres des Packers en plein renouveau et confortent leur lanterne rouge (voir NFC Nord). Les 49ers (2-5), rappelons pour les plus jeunes qu'ils ont gagné 5 Super Bowls dans un passé pas si lointain que cela, ont été dévorés par des Ours invincibles (voir NFC Nord).
En haut du classement, Seattle (4-3) n'a pu rivaliser avec les Chiefs (voir AFC Ouest) tandis que les Rams (4-3) sont revenus de chez les Chargers avec une certaine idée du travail qui leur reste à accomplir pour redevenir une équipe compétitive (voir AFC Ouest).Les leaders statistiques

Coureurs (en yards)
1. T. Barber NYG 715
2. L. Tomlinson SD 656
3. L. Johnson KC 644
4. W. Dunn ATL 637
5. F. Gore SF 631

Passeurs (en yards)
1. D. McNabb PHI 2312
2. P. Manning IND 1965
3. M. Bulger STL 1946
4. D. Brees NO 1892
5. J. Kitna DET 1853

Passeurs (rating)
1. Peyton Manning IND 108.0
2. Marc Bulger STL 101.3
3. Damon Huard KC 100.4
4. Philip Rivers SD 97.6
5. Donovan McNabb PHI 97.3

Réception (en yards)
1. A. Johnson HOU 669
2. R. Wayne IND 642
3. SSafety
Signifie deux choses différentes :
1- c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire.
.
2- c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Il tient en quelque sorte le rôle d'un libéro en football européen.
. Smith CAR 631
4. A. Boldin ARI 608
5. L. Coles NYJ 606

Sacks (nombre)
1. S. Merriman SD 8.5
2. A. Kampman GB 8.5
3. J. Peppers CAR 8
4. D. Burgess OAK 7.5
5. M. Anderson CHI 7.5Accéder aux résultats complets
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 Quand tu gagnes, ne dis rien. Quand tu perds, dis-en encore moins.  – Paul Brown

En VO :  When you win, say nothing. When you lose, say less. 

Citation réelle proposée par Trixi. Suggérer une citation réelle ou fictive pour 10 Bzh !