Le Focus AFC de la semaine 8

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le 31/10/2006 à 23:12 par Thomas Savoja
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
AFC Est par Pierre-François Flores

Petite semaine pour l'AFC Est puisque les Bills de Buffalo (2-5) et les Dolphins de Miami (1-6) ont pu préparer tranquillement Halloween à la maison.
Cet intermède va peut être leur donner des idées pour enfin faire peur à leurs adversaires. Réponse dans 5 jours.

Si une équipe n'a pas besoin de se torturer pour trouver son jeu, c'est bien celle des New England Patriots (6-1). En déplacement chez les Vikings, les hommes de Bill Belichick avait un beau challenge à relever. Ils l'ont fait avec la manière 31 à 7 (voir NFC Nord).

Enfin, les New York Jets continuent de vivoter à 4 victoires pour autant de défaites. La dernière en date a 2 jours et a été concédé dans l'Ohio, chez les modestes Browns (2-5) (voir AFC Nord).AFC Nord par Thomas Depaepe

La défaite de trop ?
Après un excellent début de saison, les Bengals ont beaucoup de mal en ce moment. En effet, malgré leur victoire la semaine passée contre les Panthers, les Bengals restent sur 3 défaites en 4 matchs joués depuis début octobre. Face aux Falcons et un Michael Vick en pleine forme, il leur fallait sortir le grand jeu pour espérer gagner. Mais malheuresement pour eux, Vick (20/29 à la passe, 291 yards, 55 yards à la course, 3 TD) a encore sorti un grand match. Ainsi, bien que souvent contenu dans sa poche, Vick a réussi à lancer 3 touchdownsTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
à la passe. On se rappelle qu'il y a deux semaines il avait demandé à son coach, lors d'une émission de télévision, plus d'occasion de lancer la balle. Jim Mora Jr l'a entendu et le résultat est là : vick est aussi sûr à la passe en ce moment que rapide à la course. Face à un Vick on fire, les Bengals ont tout tenté, mais en vain. Pourtant ils semblaient avoir pris l'avantage en début de match quand Rudi Johnson (12 courses, 46 yards) et Chad Johnson (6 receptions, 78 yards) marquaient les deux premiers touchdowns. Mais la réplique de Vick est venue rapidement : une passe courte sur Alge Crumpler (4 passes, 72 yards), un très beau touchdown aérien sur Michael Jenkins suite à une improvisation latérale et enfin une passe sur Justin Griffith qui, bien que couvert, marque l'essai.
La maturité et l'aisance dans sa poche du jeune QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
ont vraiment impressionné. En fin de match, Carson Palmer (24/36 à la passe, 266 yards, 2 TD) a réduit l'écart sur une superbe passe longue plein axe de 55 yards en direction de Chris Henry qui retrouvait les terrains après sa suspension. Mais les espoirts des Tigres sont réduits à néant lorsque Patrick Kerney plaque au sol Palmer et provoque le fumbleFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre.
. Score final : 29 à 27 pour les Faucons.

L'homme du match : Michael Vick.
La phrase du match : Il ne ressemble à personne d'autre dans la ligue, un peu comme Reggie Bush. C'est tellement plaisant et surprenant de le voir jouer, il est l'un de ceux qui remplit les stades par son jeu. Carson Palmer à propos de Michael Vick.

Marvin Lewis peut être fier de ses troupes
Avant ce match, les Browns n'avaient toujours pas gagné sur leur terrain. C'est maintenant chose faite grace à leur performance face aux Jets. Dans ce match indécis, il a fallu attendre le second quart temps pour voir le premier touchdown suite à une course en force de Reuben Droughns (33 courses, 125 yards). Au retour des vestiaires, les joueurs de Cleveland ont accru leur avance sur une très belle passe de Charlie Frye (15 passes, 141 yards, 1 TD, 1 Int) pour Kellen Winslow qui réalise alors sa meilleure réception du match (30 yards). L'addition se sale un peu plus quand Leon Washington (15 courses, 51 yards) commet un fumble dans le camp des Jets. Sanction immédiate : un field goalField Goal (FG)
coup de pied à 3 points effectué le plus souvent en 4ème tentative quand l'attaque a été bloquée. Il est joué depuis l'endroit où la dernière action c'est achevée. En cas de réussite c'est 3 points et engagement. En cas d'échec, la possession change de camp mais il y a deux possibilités : avant le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB.
, la balle était à l'intérieur des 20 yards, on replacera alors la balle sur la ligne des 20 yards ou elle était placée au-delà des 20 yards, on la replacera au même endroit.
qui permet aux hommes de Marvin Lewis de mener 20 à 3.
Sur le kick off, Justin Miller se faufille dans la défense des Browns et réalise un dernier raffut avant de retourner le ballon sur 99 yards pour un touchdown. Les Jets sont alors lancés à la poursuite du score. Nugent réussit un field goal qui replace les joueurs de New York à un touchdown des Browns. Vient alors le tournant lorsque sur une quatrième tentative et 4 yards à parcourir, Pennington décide de lancer la balle. Les Browns blitzent mais le QB réalise une très belle esquive puis trouve son tight end. Chris Baker étend les bras, capte la balle dans la end zoneEnd Zone
Zone d'en-but de 10 yards située de chaque côté du terrain.
... et l'arbitre décide de regarder la vidéo car à vitesse réelle le "catch" est incertain. Au final, la passe est déclarée incomplète, même s'il y a de bonnes raisons de croîre que Chris Baker avait bel et bien le contrôle de la balle. Score final : 20 à 13 pour les Browns et première victoire à domicile pour ces derniers.

L'homme du match : Reuben Droughns qui a permis à Charlie Frye de souffler dans le match.
La phrase du match : C'est une honte de perdre ce match. Nous avons fait le Big Play, mais on ne nous l'a pas accordé. C'est tellement décevant. Chris Baker.

Une défaite et une commotion cérébrale
Face aux Raiders, les Steelers ont concédé une nouvelle défaite (voir AFC ouest), alors que dans le même temps les Ravens ont mis fin à la belle série des Saints (voir NFC Sud). Bilan des courses, Baltimore conforte sa place de leader tandis que les champions en titre partagent la dernière place avec les Browns.AFC Sud par Christophe Brulefert

Les Colts d’Indianapolis (7-0) poursuivent leur incroyable saison en s’imposant sur le score de 34-31 chez les Broncos de Denver (5-2) (voir AFC Ouest). Les joueurs de Tony Dungy auront un autre challenge de taille la semaine prochaine : battre les Patriots (6-1) à New England.

Les Jaguars de Jacksonville (4-3) se sont enfin imposés à l’extérieur chez les Philadelphia Eagles (4-4) sur le score de 13-6 et ont fait taire du coup les critiques. En effet, le commentateur (et ex QB des Eagles de 1977 à 1987) Jon Jaworski avait affirmé dans la semaine que les joueurs de Jack Del Rio étaient mentalement faibles. Ceux-ci ont eu donc à cœur de démontrer le contraire malgré l’absence du QB titulaire Byron Leftwich. Les visiteurs se sont reposés sur leur jeu au sol pour s’imposer (209 yards au sol dont : 103 yards en 15 courses pour Fred Taylor ; 77 yards en 21 courses pour M. Jones-Drew, 36 yards en 8 courses pour le QB remplaçant D.Garrard). Les Jaguars ont donc pu contrôler le temps de jeu (37 min contre 23 pour les Eagles). L’addition aurait pu être plus lourde si le jeu aérien avait été plus efficace (D.Garrard : 10/17, 87 yards). L’essentiel est néanmoins assuré. Dimanche prochain, l’équipe de Jacksonville recevra les Titans de Tennessee (2-5).

L’équipe de Jeff Fischer s’est relancé dimanche en s’imposant à domicile contre les Texans de Houston (2-5) sur le score de 28-22. C’est d’ailleurs la deuxième victoire de suite pour les Titans (une première depuis 2003). L’attaque n’a pourtant pas brillé (seulement 197 yards pour l’équipe locale contre 427 yards pour les visiteurs) mais ce sont les turnovers provoqués par la défense qui ont fait la différence (4 fumbles dont 3 perdus par le quarterback David Carr et 2 interceptionsInterception
passe du QB rattrapée par un défenseur (un adversaire).
). Un des turnover de Carr a d’ailleurs permis au défenseur Tony Brown de remonter 40 yards et d’inscrire un essai. Le quarterback Carr (15/21, 113 yards, 1 Td) s’est vu contraint de sortir mais trop tardivement. Son remplaçant Steve Rosenfelds (18/25, 186 yards, 3 Tds, 1 interception) a fait ce qu’il a pu mais cela n’a pas suffi. Le coureur W.Lundy s’est encore montré solide (18 courses pour 116 yards). Du côté des Titans, le quarterback Vince Young (7/15, 87 yards, 1 Td ; 4 courses pour 44 yards, 1 touché) n’a pas fait un grand match mais s’est montré très solide. Les joueurs de Jeff Fischer retrouveront les Jaguars alors que les joueurs de Gary Kubiac rendront visite aux Giants de Now York (5-2) dimanche prochain.AFC Ouest par Alexandre Dognon

Le combat fut superbe
Les Colts d’Indianapolis avaient besoin d’un match de référence pour poursuivre cette saison plus sereinement. C’est chose faite grâce à cette victoire en altitude chez les Broncos de Denver. La tâche ne fut pas aisée puisque Adam Viniateri a été obligé d’illustrer son sang froid légendaire dans les derniers instants du match. Le score très serré, 34 à 31, associé à la performance exceptionnelle de Peyton Manning (129,2 d’évaluation pour 3 TD), montre à quel point les Chevaux Sauvages sont redoutables chez eux. Ils ont même réussi à prendre un avantage de huit points avant la mi-temps. Mais les Colts de Manning ont été insolents de précision en marquant sept fois sur leurs huit derniers drives. Le jeune cornerback Darrent Williams a été dépassé par les événements, concédant 138 yards à lui seul. Si la défense arrière n’était pas à la fête, la ligne défensive et les linebackersLinebacker (LB)
joueur de la défense polyvalent qui constitue le 2ème rideau défensive.
n’ont pas relevé le niveau. Manning n’a pas été sacké une seule fois. Al Wilson, plaqueur aux trois poumons, ne s’est mis en évidence que cinq fois. Jake Plummer, auteur d’une honnête prestation (13 passes complétées sur 21 pour 174 yards et un TD), n’en revient toujours pas il m’a stupéfait. Cette deuxième défaite risque d’être difficile à avaler. Le point positif est l’explosion du rookie Mike Bell (136 yards et 2 TD).

Big Ben a vécu un enfer
On savait que les Raiders d’Oakland n’avaient d’enviable que leur défense. Pourtant, difficile d’imaginer sa domination sur les Pittsburgh Steelers qui n’ont eu d’autre choix que de s’incliner 20 à 13. Dès le coup d’envoi une énorme pression est exercée sur Roethlisberger. Dans ce registre c’est Derrick Burgess qui montre le chemin à suivre. Il termine avec 2,5 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
. Les defensive backs ont fait un travail fantastique en muselant Hines Ward et ses comparses. Ce sont même eux qui se chargent de faire évoluer le score. Le corner Asomugha franchit la end zone le premier, pour l’ouverture du score. Les deux kickers vont alors se neutraliser deux field goals chacun, jusqu’à ce que Chris Carr intercepte pour la quatrième fois le quarterback des Steelers et remonte le ballon sur 100 yards. La défense des Hommes en noir fut magistrale avec cinq sacks et quatre interceptions. L’attaque reste pathétique. Le retour de Jerry Porter n’a rien changé. Seul la botte de Janikowski rehausse le niveau. Le bilan (2V-5D) des Raiders pourrait péniblement devenir positif.

Johnson l’arme fatale
Les Kansas City Chiefs livrent un match qui affolent les compteurs face aux Seahawks de Seattle. Leur main mise sur le ballon a duré les deux tiers du match, ils ont cumulé plus de 500 yards et ont envoyé leur running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).
.
Larry Johnson à quatre reprises dans la end zone. En réalité, tous les joueurs clés ont tiré leur épingle du jeu. Tony Gonzales et Eddie Kennison dépassent les 100 yards (116 et 132 yards respectivement) tandis que Damon Huard s’illustre toujours par sa stabilité (124,1 d’évaluation). L’association de joueurs discrets mais efficaces et d’athlètes surhumains commence à porter ses fruits. On en viendrait presque à oublier Trent Green et Priest Holmes. La franchise de Seattle a profité de deux erreurs monumentales pour soigner leur score. Un snap complètement bafouillé permet à Kelly Herndon de retourner un fumble jusqu’à l’en-but, puis c’est Darrell Jackson qui profite de la chute de son vis-à-vis sur une réception de 49 yards. Nous devons rester prudents quant à ce résultat, les Pro Bowlers Matt Hasselbeck et Shaun Alexander étant absents. Le bilan des Chiefs passe au vert (4V-3D).

Les Chargers ont encore frappé
LaDainian Tomlinson a montré quel joueur exceptionnel il était en parcourant 183 yards au sol et en marquant trois touchdowns pour mener les San Diego Chargers à la victoire, 38-24, face aux Rams de Saint Louis. Les Rams, incapable de contenir le coureur, ont tenté de s’accrocher au score. Marc Bulger a rempli son contrat en lançant deux passes de touchdown pour 327 yards. Le chasseur de tête Shauwn Merriman n’a pourtant pas chômé. Il sacke le quarterback lourdement à trois reprises. La ténacité de Steven Jackson a également créé l’illusion (18 portés pour 84 yards et un TD). Malheureusement face à un joueur de la trempe de LT, il est difficile de rivaliser. Le quarterback des Chargers, Philip Rivers, dans l’ombre de son running back, assure toujours un bon relais aérien (15 passes complétées sur 21 pour 206 yards et un TD). La défense a encaissé beaucoup de points mais on ne peut pas leur en tenir rigueur contre les Rams. Les Chargers (5V-2D), désormais à égalité avec les Broncos, réalisent un bon coup cette semaine. Les Chiefs sont toujours à l’affût.Les leaders statistiques

Coureurs (en yards)
1. T. Barber NYG 715
2. L. Tomlinson SD 656
3. L. Johnson KC 644
4. W. Dunn ATL 637
5. F. Gore SF 631

Passeurs (en yards)
1. D. McNabb PHI 2312
2. P. Manning IND 1965
3. M. Bulger STL 1946
4. D. Brees NO 1892
5. J. Kitna DET 1853

Passeurs (rating)
1. Peyton Manning IND 108.0
2. Marc Bulger STL 101.3
3. Damon Huard KC 100.4
4. Philip Rivers SD 97.6
5. Donovan McNabb PHI 97.3

Réception (en yards)
1. A. Johnson HOU 669
2. R. Wayne IND 642
3. SSafety
Signifie deux choses différentes :
1- c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire.
.
2- c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Il tient en quelque sorte le rôle d'un libéro en football européen.
. Smith CAR 631
4. A. Boldin ARI 608
5. L. Coles NYJ 606

Sacks (nombre)
1. S. Merriman SD 8.5
2. A. Kampman GB 8.5
3. J. Peppers CAR 8
4. D. Burgess OAK 7.5
5. M. Anderson CHI 7.5Accéder aux résultats complets
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 Nous ne pouvons pas courir. Nous ne pouvons pas passer. Nous ne pouvons pas stopper la course. Nous ne pouvons pas stopper la passe. Nous ne pouvons pas botter. En dehors de ça, nous ne sommes juste pas une très bonne équipe de football en ce moment.  – Bruce Coslett, ancien joueur des Jets de New York

En VO :  We can't run. We can't pass. We can't stop the run. We can't stop the pass. We can't kick. Other than that, we're just not a very good football team right now. 

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