Le couronnement des Admirals d’Amsterdam

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Samedi 11 juin, la treizième finale de la NFLE League opposait le Thunder de Berlin aux Admirals d’Amsterdam. Au terme d’un match palpitant, les Amiraux Hollandais ont conquis le premier titre de leur histoire. avec l'aide de Pontel.com, usfoot s'y est rendu pour vous...retour sur le World Bowl XIII.Une organisation irréprochable
Un an après s’être déroulé dans la magnifique AufSchalke Arena de Gelsenkirchen, le World Bowl s’invite dans un autre splendide écrin, la LTU Arena, refait à neuf pour la coupe du monde de football de 2006. D’une capacité de 51000 spectateurs, le stade de Düsseldorf (et par conséquent du Rhein Fire) était garni de plus de 35000 fans pour cette finale.
Une fois de plus, la NFLE n’a pas fait les choses à moitié pour marquer l’évènement : show, Shaggy en concert, feu d’artifice et des centaines de cheerleaders. Non ! Les européens n’ont pas à rougir devant les fastes de la grande NFL.
Les Admirals toutes voiles dehors !
Qualifiés aux dépends des Centurions grâce à leurs deux succès contre Cologne, les Admirals atteignent la finale avec un bilan de seulement 6 victoires en 10 matchs. Côté Berlin, il n’y a pas de quoi pavoiser puisqu’ils ne terminent qu’avec 70% de victoires. A titre de comparaison, le World Bowl XII opposait une Galaxy à 7 succès et un Thunder qui ne s’était incliné qu’une seule fois durant la saison régulière.
Côté pronostics, les tenants du titre et habitués aux grands rendez-vous sont les favoris. Il faut dire qu’ils ont dans leur rang les deux MVP de la saison. Le quarterback Dave Ragone, élu en attaque, a dominé tous ses concurrents en saison régulière avec 13 touchdownsTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir) pour seulement 2 interceptionsInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. rattrapée par un défenseur (un adversaire). et un rating de 97,5. L’imposant Rich Scanlon, linebackerLinebacker (LB)
joueur de la défense polyvalent qui constitue le 2ème rideau défensive. de 1m88 pour 114kg, est quant à lui MVP défensif. L’escouade offensive des hollandais a pourtant quelques atouts à faire valoir pour inquiéter leurs adversaires. Très homogène, ils peuvent être dangereux dans tous les compartiments du jeu. Kurt Kittner peut se connecter aussi bien avec sa cible préférée le receveur Ruvell Martin, qu’avec ses running backsRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).. comme soupapes de sécurité. A la course, le duo Jarrett Payton (fils du légendaire Walter Payton) et Jonathan Smith permet de porter le ballon un grand nombre de fois pour user les premières lignes défensives. Tout ceci nous promettait un match serré et nous n’avons pas été déçu !
Amsterdam remporte le toss et décide logiquement de recevoir. Le polyvalent Jarrett Payton, par ses courses ou ses réceptions, déstabilise une défense du Thunder cueillie à froid. Kurt Kittner met ses receveurs en confiance avec une passe de 26 yards pour John Booth et un touchdown de 22 yards pour Ruvell Martin qui vient conclure ce premier drive en moins de 5 minutes : 7-0
L’attaque déroule tandis que la défense asphyxie littéralement le quarterback Dave Ragone. La ligne offensive du Thunder, pourtant composée de 3 « pro bowlers » NFLE ne résistera pas à l’agressivité des néerlandais et concèdera 7 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain). (3 en 1er quart) et 2 fumblesFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre.. Dans un match vierge de toute interception, cette statistique constitue probablement la clé du match.
A l’image d’une défense léthargique sur ce premier drive, le Thunder ne réussira pas à revenir au score dans ce premier quart temps.
Amsterdam sur sa lancée
Le deuxième acte commence à peine que Ragone, hésitant, est sacké par le defensive end Derrius Monroe qui force un fumble recouvert par le safetySafety
Signifie deux choses différentes :
1- c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire..
2- c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Il tient en quelque sorte le rôle d'un libéro en football européen. des Admirals Ron Israel à 12 yards de la ligne de touchdown. Une reception opportuniste du tight end Gomez entre trois défenseurs permet à Amsterdam de faire la course en tête : 14-0.
La situation de Berlin continue de s’assombrir. Ragone, poussé par son public, tente de convertir une 4ème tentative sur un « QB sneak » stoppé à un yard. Cette nouvelle bévue offre une occasion au kicker Snyder de s’illustrer, ce qu’il ne manque pas de faire : 17-0.
Déjà au pied du mur, Berlin doit réagir mais continue d’aligner les fautes (au total 10 fautes pour moins 77 yards). Le manque d’efficacité du jeu au sol oblige Ragone à prendre des risques mais là encore, la couverture des safetys porte ses fruits. Lejeune, Israel et Cannot cadenassent complètement l’attaque adverse en totalisant 20 plaquages à tous les trois.
L’éclair du Thunder
Un punt des Admirals offre une position favorable à Berlin sur leur propre 49 yards. A moins deux minutes de la mi-temps, l’attaque semble enfin pouvoir réduire la marque. Après nombre de passes incomplètes, Ragone va se connecter avec Redd pour 29 yards. Une position shotgunShotgun
(fusil de chasse) formation d'attaque qui consiste à placer le QB en position reculée derrière son centre et à aligner 4 (ou plus) receveurs écartés. Utilisée dans l'optique de faire une passe. va permettre au running back Flowers d’accélérer plein centre avant d’être stoppé par Cannot et Israel pour 12 yards. Aaron Boone réceptionne une passe dans le coin gauche de la end zoneEnd Zone
Zone d'en-but de 10 yards située de chaque côté du terrain. et réussit à tendre les bras derrière la ligne de touchdown pour marquer les premiers points de Berlin : 17-7.
A la pause, le Thunder n’est pas encore mort, loin de là. Les Berlinois n’ont que 10 points de retard et le bon travail des Amiraux ne leur pas permis d’ajouter d’autres points au tableau d’affichage. Tactiquement, ils ont su tirer profit de l’absence de Carl Murray pour concentrer la pression sur le MVP Ragone.
Un écart décisif
Berlin se jette dès l’entame du 3ème quart-temps à l’assaut de la défense adverse mais celle-ci répond présent. Pire, Amsterdam enfonce le clou avec un nouveau touché obtenu sur une superbe course de Jonathan Smith : 24-7.
L’énergie du désespoir…en vain
Le Thunder remise au garage le jeu de course. Il ne reste que 15 minutes à jouer et l’écart de 17 points est quasiment insurmontable. Enfin, Ragone trouve ses cibles. Flowers incapable d’avancer à la course, réceptionne une passe de Ragone pour le second touchdown de Berlin : 24-14 (reste 13:41).
Malheureusement pour les berlinois, nouvelle douche froide puisque sur la série suivante les Admirals portent l’écart à 13 points grâce à un field goalField Goal (FG)
coup de pied à 3 points effectué le plus souvent en 4ème tentative quand l'attaque a été bloquée. Il est joué depuis l'endroit où la dernière action c'est achevée. En cas de réussite c'est 3 points et engagement. En cas d'échec, la possession change de camp mais il y a deux possibilités : avant le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB., la balle était à l'intérieur des 20 yards, on replacera alors la balle sur la ligne des 20 yards ou elle était placée au-delà des 20 yards, on la replacera au même endroit. de 28 yards de Snyder : 27-14 (reste 9:13).
Avec neuf minutes à jouer, le Thunder peut largement revenir au score. Ragone continue de soigner ses statistiques face à une défense arrière un peu dépassée par la vitesse des receveurs. Redd réceptionne une passe de 10 yards pour le touché : 27-21 (reste 5:03)
La défense doit maintenant répondre présent et arrêter au plus vite Kittner et son attaque. Malgré trois first downsFirst Down
1ère tentative. Série de 4 tentatives dont l'attaque dispose pour couvrir un minimun de 10 yards. obtenus et près de 3 minutes de mangées, Amsterdam doit punter. Ragone aura une dernière chance et une mission digne d’un Joe Montana à accomplir. Il doit en effet remonter 94 yards en 1:45. Il ajuste ses passes et varie ses cibles à merveille. Ces dernières sortent intelligemment des limites du terrain pour arrêter l’horloge. Puis, coup sur coup, Ragone est sacké et un hors-jeu offensif est sifflé contre Pape. Il ne reste que 10 secondes à l’horloge et le Thunder doit jouer une 3ème-et-16 sur les 22 d’Amsterdam. Sur le jeu suivant, Ragone est bien pris par Hand qui force la passe incomplète. Voici la balle de match, les 35000 fans retiennent leur souffle, le MVP offensif recule et lance une ogive en direction de Redd mais Lejeune rabat le lancer au sol et offre le premier trophée de son histoire à sa franchise.
Les honneurs du MVP pour Kittner
Le quarterback Kurt Kittner est nommé MVP du match après avoir lancé deux touchdowns dans la première mi-temps et aidé son équipe à mener 14 à rien. Il finit avec 239 yards, complétant 15 de ses 28 passes.[u]Le palmarès[/u]
1991 : Londres 21-0 Barcelone
1992 : Sacramento 21-17 Orlando
1995 : Frankfurt 26-22 Amsterdam
1996 : Scotland 32-27 Frankfurt
1997 : Barcelone 38-24 Rhein
1998 : Rhein 34-10 Frankfurt
1999 : Frankfurt 38-24 Barcelone
2000 : Rhein 13-10 Scotland
2001 : World Bowl IX : Berlin 24-17 Barcelone
2002 : World Bowl X : Berlin 26-20 Rhein
2003 : World Bowl XI : Frankfurt 35-16 Rhein
2004 : World Bowl XII : Berlin 30-24 Frankfurt
2005 : World Bowl XIII : Amsterdam 27-21 Berlin
[u]Les 9 finalistes des 13 finales[/u]
Berlin Thunder 3 victoires en 4 participations 75%
Frankfurt Galaxy 3/6 50%
Rhein Fire Düsseldorf 2/5 40%
Barcelona Dragons 1/4 25% (franchise disparue)
Amsterdam Admirals 1/2 50%
Scottish Claymores 1/2 50% (franchise disparue)
London Monarchs 1/1 100% (franchise disparue)
Sacramento 1/1 100% (franchise disparue)
Orlando 0/1 0% (franchise disparue)