La victoire d’une équipe, la perfection d’un homme

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le 14/01/2008 à 15:57 par Thomas Depaepe
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Les Jaguars plient mais ne cèdent pas
Avant le match, Bill Belichick avait fait l’éloge du duo de coureur Taylor et Jones-Drew et nombre d’analystes en faisaient la clef du match. A l’issue du match, force est de constater que la deuxième meilleure attaque au sol de la ligue a été totalement muselée par les linebakers expérimentées des Patriots. Avec 66 yards au sol à eux deux, Taylor et Jones-Drew ont souffert et ont atteint leur limite face à l’escouade de New England. En face, Laurence Maroney a paru facile avec ses 122 yards couvert et son touchdownTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
au sol.
Mais le match, ne fût pas simplement une histoire de coureur dans le froid de Fowboro. En effet, les hostilités furent d’abord et surtout aériennes. Et a ce petit jeu, Tom Brady a été impérial avec un rating de 141,4 et 26 passes complétés sur 28 tentés (ce qui fait tomber le record de Vinny Testaverde et ses 91.3% de passes réussies en un match) pour 262 yards et 3 touchdowns. A l’inverse, David Garrard a souffert d’une pression constante qui ne lui a pas permis de donner la pleine mesure de son jeu. Mais malgré la pression, le quarterback des Jaguars a signé une première mi-temps très acceptable qui permet à son équipe de rester dans le match ; au final Garrard a réussi 22 passes (sur 33 tentés) pour 278 yards, 2 touchdowns et 1 interceptionInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
en toute fin de match.
En première mi-temps, Garrard avait su trouvé la réponses aux touchdowns sur réception de Benjamin Watson et sur course de Maroney, en lançant un touchdown à l’aveuglette dans les premières minutes du match vers Matt Jones, puis en trouvant Ernest Wilford alors que sa poche commençait a fuir.

Le score de 14-14 à la mi-temps reflète totalement ce match cadenassé ou les Patriots imposent leur jeu en grande partie grâce à leur ligne offensive qui laisse 5-6 secondes sur chaque action à Brady comme le reconnaît le defensive-end des Jaguars Paul Spicer : Quand vous laisser un gars comme Brady avoir du temps dans sa poche, il trouvera toujours un receveur démarqué a qui faire la passe ; évident, mais il est tellement difficile de s’approcher de Brady cette saison ! Mais si le score est équitable à la mi-temps c’est parce que les Jaguars répondent coup sur coup même s’ils semblent sans cesse à la limite de rompre.

Le rouleau compresseur en marche
A force de subir les coups de boutoir de la défense et de réussir des gains chanceux, les Jaguars en revenant sur le terrain savent qu’ils doivent réaliser un gros jeu rapidement pour ce mettre à l’ abri d’une petite baisse de forme dans leur jeu. Mais les hommes de Belichick ne sont pas prêts à leur laisser le moindre répit. A peine revenu sur le terrain, le harcèlement continu : Maroney engrange les yards au sol et Brady bien calé dans sa poche grâce à une feinte digne de Robert Deniro trouve Wes Welker pour un touchdown en plein cœur de la end-zone. Jacksonville veut répondre sur la possession suivante mais la machine ne répond plus, et dans la machine c’est plus précisément Denis Northcutt qui laisse échapper une balle décisive sur une troisième tentative et 6 yards dans la end-zone à la manière d’un Reche Caldwell des grands soirs. Jack Del Rio applaudi tout de même le field-goal qui s’en suit mais son regard prouve qu’il sait déjà que le match à basculer à l’avantage des Patriots car pour la première fois les Jaguars n’ont pas réussi à revenir au score.
A partir de ce moment, l’escouade menée par Brady va dérouler le jeu et marquer un nouveau touchdown par l’entremise de Ben Watson. Quand à la défense dirigée par Mark Vrabel elle met sans cesse la pression sur Garrard et interdit l’accès à la terre promise. La victoire est alors acquise et New England poursuit sa saison parfaite.

Vous me direz : mais qu’a fait la défense des Jaguars dans ce match ? pas grand chose et la seule fois ou elle croit sacker Brady, ce dernier lance le cuir, avant de toucher le sol, vers Donte Stallworth qui capte le ballon et engrange prés de 60 yards.

Je laisserai le mot de la fin a celui qui est resté sur sa faim durant tout le match a cause de double, voire de triple cover : Nous avons gagné parce que nous avons joué en équipe. Je n’ai jamais été quelqu’un qui voulait tout les ballons. Je ne vais pas commencer a mon âge. Randy Moss.
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 La force est importante. Mais la première chose est de connaître votre adversaire. Si vous le connaissez lui et ce qu'il aime faire, et que vous essayez de l'en empêcher, de le forcer à tenter autre chose, alors vous avez déjà remporté la moitié de la bataille.  – Jonathan Ogden

En VO :  Strength is important. But the number one thing is knowing your opponent. If you know your opponent and what they like to do, and you try to take that away from them, force them to another move, then that's half the battle right there. 

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