La panne sèche de Detroit

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
”Je suis très fier de mon équipe et de leur travail. Il nous reste plus qu’a prendre une victoire » : c’est le constat que fait le coach Rod Marinelli au regard des 14 journées disputés par ses Lions.Une attitude irréprochable…mais des inquiétudes
D’après l’ensemble du staff de Detroit, les joueurs ont su rester digne et ne pas accuser leurs coéquipiers, leur entraineur ou le board pour cette saison pour l’instant nulle (14 défaites et aucune victoire). En clair l’équipe a sombrer ensemble avec un coach a sa tête des plus optimistes (ou autiste) : « Rod a fait du super boulot en maintenant a chaque moment une attitude positive même lorsque l’on était attaqué par les médias et les fans » dixit Orlovsky.
Mais malgré ce constant « bisounours », le bilan de la saison reste toujours aussi vierge et les fans aussi dépités par une escouade qui a navigué durant toute l’année en deçà du niveau NFL. Face a ce constat, et même si la solidarité est de mise certains joueurs s’interrogent sur l’avenir ; le quarterback Dan Orlovsky qui devrait être aux commandes pour le dernier match sait qu’en cas de saison sans victoire son avenir risque de devenir sombre : « En cas de défaite cela deviendra problématique car notre nom sera associé a la saison des 16 défaites »… en clair trouver un poste après cette année risque d’être pour le moins difficile.
Gagner a tout prix
Après avoir manqué l’opportunité dimanche dernier contre Indianapolis en encaissant 10 points en quelques minutes alors qu’ils avaient égalisé sur un drive de 91 yards (et une transformation à deux points), les Lions ont rejoint les Buccaners qui avaient perdus 14 matchs sur 14 lors de leur saison inaugurale en 1976 (ce qui avait constitué une saison blanche car il n’y avait que 14 matchs joués).
Mais lors de la prochaine journée, les Lions vont disposer d’une ultime chance de sauver leur saison en rencontrant les Saints dans leur salle de Détroit. Mais même contre des Saints auteurs d’une saison très moyenne, les Lions auront du mal au regard de leur saison : avec 20,8 points d’écart en moyenne sur leurs défaites à la maison, Detroit est la seconde pire équipe de l’histoire (les Cowboys ont perdus leurs matchs à domicile par 20,8 points de moyenne en 1960 d’après le site NFL.com).
S’ils perdent, il leur restera un ultime match a disputer, mais la victoire y sera nettement plus difficile car il s’agira de Green Bay (qui a remporté toutes les confrontations depuis 1991) et d’autant plus difficile que ce match se jouera sur le sol glacial du Wisconsin : en clair, la tache sera quasiment insurmontable.
Une série qui dure
Derrière la saison 2008-2009 pour le moins nulle, il faut se rappeler que cette performance s’inscrit dans une spirale de défaite et de mauvaise gestion bien longue. C’est en effet, pas seulement l’échec d’une année : c’est celle d’une franchise qui peine depuis le début du XXIéme siècle et l’embauche de Matt Millen comme Général Manager. En effet, depuis l’arrivée du nouveau GM en 2001 (GM qui a été licencié il y a un mois), les Lions sont sur 31 victoires et 94 défaites en match officiel (soit une victoire tous les cinq matchs en moyenne).
Matt Millen aura embaucher a tour de bras des coachs qui auront tous échoué a construire quelque chose à partir de cette équipe sinistrée depuis le départ du magique Barry Sanders parti à la retraite devant le manque d’opportunité laissé par l’équipe ; les quatre derniers coach (pour ne citer qu’eux) y ont d’ailleurs laissé des bilans négatifs : Marty Mornhinweg (5-27), Steve Mariucci (15-28), Dick Jauron (1-4) et Rod Marinelli (10-35).
Avec de telles statistiques, les Lions ont eu 6 fois un tour de draft dans les 10 premiers en 7 saisons, mais ont recrutés avec une logique affligeante : si l’on regarde les 8 dernières années deux joueurs seulement ont le calibre NFL (Calvin Johnson et surtout Ernie Simms).
2001 - Jeff Backus (Toujours aux Lions)
2002 - Joey Harrington (3éme QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. des Saints)
2003 - Charles Rogers (au chômage et peut etre bientôt en prison)
2004 - Roy Williams (3éme receveur des Cowboys)
2005 - Mike Williams (au chômage)
2006 - Ernie Sims (Lions)
2007 – Calvin Johnson (Lions)
2008 - Gosder Cherilus (Lions)
Roy Williams a un beau potentiel en troisième receveur (comme il le montre à Dallas) et Backus tient sa place (mais sans plus). A part cela c’est le néant. En plus en recrutant 4 receveurs en 8 ans, les Lions n’ont jamais renforcé les secteurs déficient chez eux (la course, la protection des coureurs et la ligne défensive) tout en dépensant des sommes colossales sur des joueurs comme Charles Rogers ou Mike Williams.
Je laisse le mot de la fin à l’homme le plus optimiste des USA : « Je l’ai répété toute l’année, je suis très fier de mon équipe et de ce qu’ils ont fait. Il nous reste juste a gagner » – Rod Marinelli.