L'improbable saison des Dolphins

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Nous sommes en décembre et on est encore dans la course. Vonnie Holliday, le defensive end des Miami Dolphins semble ne pas y croire lui-même. A la même époque, l’an dernier, ses coéquipiers et lui étaient la risée de la ligue. Ils venaient seulement de remporter leur premier succès de la saison. En perdant les deux rencontres suivantes, les Dauphins enregistraient un bilan catastrophique de 15 défaites en 16 matchs. Qui aurait pensé qu’un an après, Miami serait en position pour remporter l’AFC Est et aller en playoffs ?Avec deux rencontres à venir à Kansas City et à New York, les hommes de Tony Sparano sont en tête de leur division avec les Jets et les Patriots avec un bilan de 9 succès contre 5 défaites. La progression est énorme, mais ne paraît pourtant pas surprenant pour les Dolphins. En particuliers, pour ceux qui était là la saison dernière. Ils sont peu nombreux. Car à son arrivé comme vice président, Bill Parcells, ne voulait pas vraiment bâtir une franchise sur le long terme. Bien sûr, il ne s’attendait probablement pas à un succès aussi précoce. Mais en intronisant Jeff Ireland comme manager général et Sparano comme entraineur, Parcells a totalement changé la mentalité de la franchise floridienne. Ils ont changé notre culture, notre état d’esprit. Ils nous ont montrés qu’on était capables de remporter n’importe quelle rencontre explique Holliday. Avec ces deux arrivés, les Dolphins ont également changé plus de la moitié de leur effectif. Le résultat est au rendez-vous.Pourtant les fans du Dolphin Stadium ont cru devoir vivre le même cauchemar que la saison dernière lorsque Miami perdait son premier match à domicile contre les Jets. Mais finalement, les Dauphins ont su rebondir. La preuve, ils sont l’une des équipes les plus en forme du moment en ayant remporté 7 de leur 8 derniers matchs. La différence avec la saison dernière, c’est que nous arrivons à gagner des rencontres serrées. Les bonnes équipes arrivent à remporter ce genre de partie. Il est vrai que des matchs contre les Rams (16-12), les Raiders (17-15) ou les Seahawks (21-19), les Dolphins les auraient sûrement perdus il y a un an.Bill Parcells et Jeff Ireland ont bâtit, de toutes pièces, une bonne équipe, capable de gagner. D’abord avec le choix d’un bon quart arrière. Après la retraite de Dan Marino en 1999, les Dolphins n’ont pas trouvé un passeur sur lequel compté. Chad Pennington est l’une des meilleures acquisitions de l’intersaison. L’ancien quarterback des Jets est toujours aussi efficace malgré des receveurs plutôt inexpérimentés. Il réalise la deuxième meilleure saison de sa carrière. Ensuite Parcells a fait venir des défenseurs dont il connaît bien le potentiel pour les avoir dirigés à Dallas. Le linebackerLinebacker (LB)joueur de la défense polyvalent qui constitue le 2ème rideau défensive. Akin Ayodele et le tackle Jason Ferguson sont pour beaucoup dans la bonne défense des floridiens. Si on ajoute à cela un Joey Porter (avec 18 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).) qui se régale dans le système 3-43-4
formation défensive avec 3 linemenLinemen
littéralement, les hommes de la ligne (de scrimmage). Il y a les linemen offensifs et les défensifs. Ils s'opposent dès le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB. donné. et 4 linebackers. de Sparano, on obtient la huitième meilleure défense de la NFL en terme de points encaissés alors que les Dauphins étaient trentième la saison passé. Enfin, Miami a fait de très bons choix lors de la draft avec deux bons rookies : le tackle offensif Jake Long et le DE Kendall Langford. Ils ne font pas énormément parlé d’eux, mais sont extrêmement efficace.Les Miami Dolphins se sont donc totalement transformés depuis la saison dernière. De quoi donner des idées à toutes les équipes en difficultés dans la ligue actuellement. Mais là où les Dauphins se sont distingués le plus cette saison, c’est dans les pertes de balles. Des deux côtés du ballon, les hommes de Sparano font ce qu’il faut. L’attaque n’a perdu que 10 fois le cuir (6 interceptionsInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. rattrapée par un défenseur (un adversaire). et 4 fumblesFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre.), alors que la défense a subtilisé 22 fois le ballon à son adversaire (12 interceptions et 10 fumbles). Une différence de +12 qui n’est pas étrangère au bon comportement de la franchise. Et on connaît l’importance des pertes de balles dans les playoffs ! Mais les Dolphins n’en sont pas encore là. Ils leurs faudra d’abord bien négocier la rencontre à Kansas City, où il est toujours difficile de s’imposer, avant une éventuelle finale face aux Jets.