Kurt Warner, le bon choix des Cardinals

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Warner, le vétéran ou Leinart, le jeune prometteur ? Ken Whisenhunt, le coach des Arizona Cardinals a tranché. Dans le débat qui a animé l’intersaison pour la franchise de l’Arizona, il a choisi Kurt Warner. Et après 5 semaines dans cette saison 2008, la décision s’avère payante. Outre sa ligne de statistique très impressionnante (127 sur 183 pour 1472 yards, 10 essais et 4 interceptionsInterceptionpasse du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. rattrapée par un défenseur (un adversaire).), le passeur des Cards semble retrouver, depuis quelques temps, le niveau de jeu qui a fait de lui l’un des meilleurs quarterback de la ligue malgré un parcourt très atypique.
Une ascension fulgurante
En effet, Warner n’a débuté sa carrière NFL qu’en 1998 alors qu’il est déjà âgé de 27 ans. Mais il est loin d’être un novice. Après un cursus universitaire à Nothern Iowa, il signe dans l’Arena Football League en 95 chez les Barnstormers de l’Iowa puis fait un passage dans la désormais défunte NFL Europe chez les Admirals d’Amsterdam.
C’est finalement les Rams de Saint Louis qui signent en 98 ce quasi inconnu. Warner va alors être l’artisan majeur d’une des plus belles épopées de l’histoire de la NFL. En 99, il est le remplaçant de Trent Green, mais celui-ci se blesse en pré saison, et Dick Vermeil, l’entraîneur des Rams à l’époque décide de confier les clés du système offensif à Warner.
Alors que tout le monde s’attend à une saison difficile pour les Rams, Warner déjoue tous les pronostics. Il accomplit l’une des meilleures saisons pour un quart arrière avec 4353 yards, 41 touchdownsTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir) et un ratio de 109.2. Warner fait partit, avec Marshall Faulk, Issac Bruce et Torry Holt, de l’équipe mythique qui a fait exploser toutes les défenses de la ligue sous la houlette du coordinateur offensif Mike Martz. Une escouade à qui l’on donne alors le surnom : the greatest show on turf. Les Rams remportent le Super Bowl XXXIV face aux Titans de Tennessee dans un match qui reste encore l’un des plus beaux de la grande finale. Warner connaît la consécration en étant élu MVP de la rencontre.
Les deux saisons suivantes, Warner dirige toujours avec un grand succès l’attaque de Saint Louis, mais une défense très faible élimine les Rams en Wild Card en 2000. Cependant, la franchise du Missouri retrouve le Super Bowl en 2001. Warner est encore aux manettes, mais à la surprise générale, les Rams perdent la finale face aux Patriots emmenés par un certain… Tom Brady.
Mais en 2002, Kurt Warner se retrouve sous le feu des critiques. On le dit moins précis, moins à l’aise, moins rapide dans ses lancés. Une blessure à la main va le pousser sur le banc de touche. Son remplaçant de l’époque Marc Bulger prend le poste en main et ne le lâchera plus. Si bien que les Rams licencient Warner en 2004. Les Giants de New York saisissent l’occasion et le signe deux jours plus tard. Mais là encore, Warner ne parvient à jouer à un niveau correct et l’année suivante il se retrouve chez les Cardinals de l’Arizona.
Les Cards pour rebondir
Depuis maintenant 2 ans, Warner partage son temps de jeu avec le jeune rookie Matt Leinart. Une situation qui permettait à Leinart de pouvoir lentement prendre ses marques dans le monde de la NFL. Seulement, à l’entame de cette saison 2008, Arizona et surtout son entraîneur Ken Whisenhunt ont désespérément besoin de victoires. Et Whisenhunt annonce le meilleur quart arrière débutera la saison. Warner se retrouve titulaire et à désormais 37 ans, il se régale. Les Cardinals en profitent aussi. Après une victoire convaincante dimanche dernier contre les Bills de Buffalo, Arizona se retrouve en tête de la NFC Ouest et peuvent nourrir de gros espoirs vu le niveau de la division. Les fans du University of Phoenix Stadium ne demandent qu’à retrouver le parfum des playoffs. Un parfum qu’ils n’ont plus sentit depuis 10 ans déjà. Nul doute qu’avec un Warner à ce niveau, tous les espoirs sont permis.