Jerry Reese où le succés d'un GM Rookie

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le 18/11/2009 à 00:50 par Thomas Depaepe
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
A l’issue d’une saison 2006 difficile pour les Giants, durant laquelle l’équipe est passé d’un bon début à 6v-2d à une fin de saison poussive (2v-6d) avant d’aller en Wildcards (pour se faire battre sur un field-goal des Eagles), les fans et le comité de direction des New York Giants a demandé la tête de l’entraineur Tom Coughlin et du GM Ernie Accorsi.
Coughlin sauvera sa tête, mais Accorsi accusé d’avoir mal géré plusieurs transferts en début de saison (LaVar Arrington pour 49 millions de Dollars se blessera définitivement en semaine 7 et le cornerback Sam Madison qui fera de la figuration sur 7 matchs) et d’avoir raté globalement dans sa mission de construire autour d’Eli Manning une équipe victorieuse avant la retraite de joueurs clés comme Tiki Barber ou Michael Strahan.

Jerry Reese qui arrive chez les Giants en début 2007, a donc fort à faire et son premier travail va être de réussir la draft. La pression est d’autant plus forte que le « front office » de New York a expliqué l’avoir choisi pour ses qualités impressionnante de dénicheur de talent qui l’ont fait passé en 8 ans du poste de scout pour une collège de seconde zone a celui de directeur du personnel des Giants entre 2003 et 2006.
Durant cette période ou Accorsi lui a délégué les tours de draft bas (alors qu’Accorsi est prioritaire sur les tours hauts), il choisira plusieurs joueurs décisifs : David Diehl (5éme tour, 2003) sera son tout premier coup (Accorsi aura lui précédement choisi Umenyiora au second tour), viendront ensuite Justin Tuck (3éme tour en 2005), Brandon Jacobs (4éme tour 2005) et le DT barry Cofield (4éme tour, 2006).

Une excellente première draft

Jusqu'à aujourd’hui la première draft de Jerry Reese reste sa référence incontournable : le cornerback Aaron Ross en 20éme place, le très précieux receveur Steve Smith au second tour, le DT Jay Alford (qui faut t’il le rappeler a mis fin aux espérances des Patriots lors du Superbowl XLII en sackant Brady ramenant les Pats à une 3éme et 20 yards avec moins d’une minute trente a jouer) puis le tightend Kevin Boss au cinquième tour et Ahmad Bradshaw au 7éme. Le seul ratage est Michael Johnson qui est un safetySafety
Signifie deux choses différentes :
1- c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire.
.
2- c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Il tient en quelque sorte le rôle d'un libéro en football européen.
« frileux » car il fuit trop souvent les contacts à les adversaires ; mais Johnson a été choisi au 6éme tour ce qui relativise l’échec.

Avec cette première draft, Reese a construit une ossature sérieuse pour son équipe et a donner à Tom Coughlin des joueurs de qualité titulaires pour certains, essentiels dans la rotation d’effectif pour d’autres.

One man’s trash is one man’s treasure

Mais cela ne suffisait pas a donner aux Giants un effectif suffisant pour espérer aller loin : Reese a alors pris sa petite mallette pour faire ses emplettes dans d’autres clubs et surtout il a beaucoup discuté avec Michael Strahan. Strahan a alors rempilé pour une dernière saison et ce fut le deuxième gros coup de Reese car ce joueur été à la fois essentiel à l’âme de l’équipe et essentiel dans le jeu. Mais avant de convaincre Strahan Reese a beaucoup lutté et a surtout parcouru le pays pour signer des joueurs qui n’intéressaient pas leur club.

4 joueurs sont ainsi attirés dans les filets des Giants et les 4 joueront le Superbowl alors même que leur ancien club ne leur accordait pas réellement d’importance : Madison Hedgecock, Domenik Hixon, Dave Tollefson et Derrick Ward.
Hedgecock qui est un ancien défensive tackle a commencé à être repositionné en FullbackFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).
par les Rams en 2005 afin de proteger Steven Jackson, mais en début 2007, Scott Linehan décide de tout miser sur un fullback qui s’annonce légendaire : Richard Owens ; Owens ne jouera jamais aucun match NFL et sera un échec total. Hedgecock désavoué par les Rams se retrouve en pratice squad avant que Reese ne l’appelle chez les Giants et fasse de lui le bloqueur attitré du trio de coureur (Brandon Jacobs, Derrick Ward et Ahmad Bradshaw).

Domenik Hixon lui aussi végétait depuis deux ans sur la liste des blessés, puis la pratice squad, avant d’être appelé par Reese pour relancer les coups de pied. Hixon reussira quelques superbes remontées de terrain en 2007 (par exemple un touchdownTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
contre les Pats lors du dernier match de la saison) et surtout sauvera les Giants en recouvrant un fumbleFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre.
lors du match de la finale NFC.
En 2008 Hixon prouvera qu’il peut aussi être un bon receveur (mais pas un premier receveur) lorsque Plaxico Burress sera suspendu.

Tollefson (qui a joué chez les Francfort Galaxy) et Derrick Ward sont eux aussi deux joueurs déniché sur des pratice squad qui s’avéront talentueux. Tollefson a eu depuis de sérieux ennuis de santé et Ward est parti chez les Bucs, mais les deux contribueront largement à la saison triomphante des Giants en 2007.

Ce talent pour aller dénicher des joueurs sous-évalués au sein de clubs adverses a été tout à fait décisif en 2007 et a prouvé la encore que Jerry Reese était un formidable observateur du petit monde de la NFL. Observateur en effet car contrairement à d’autres GM, Reese ne c’est jamais pris pour le coach : en tant qu’ancien DRH, il a toujours considéré que son travail de GM devait laisser la place à un moment à l’entraîneur : il choisi les joueurs, Coughlin les fait progresser et choisi de leur niveau d’implication dans le jeu ; ce deal initial a toujours été respecté et semble avoir crée un duo très solide (comme pouvait l’être le duo Belichick/Pioli que nous avons présenté dans un autre article).

Et depuis 2007 ?

Depuis 2007, des critiques se sont abattues sur Reese : il aurait moins déniché de talents et Mario Manningham serait l’arbre qui cache le néant. Le safety de Miami Kenny Philips n’a en effet toujours pas confirmé sa sélection au premier tour de la draft 2008. Mais le premier choix de cette année (le receveur Hakeem Nicks) semble bien mieux parti pour être important dans la rotation des Giants car il a déjà réceptions plusieurs fois le cuir dans la endzone.

Au global depuis le Superbowl, Reese a réussi a maintenir un effectif compétitif et a trouver une solution au « problème » Plaxico Burress avec l’aide de Coughlin qui a écarté encore davantage l’éventail des receveurs.
Mais l’année 2007 reste définitivement l’année de Reese avec une draft énorme, des free-agents décisifs et surtout un Superbowl ou tous les joueurs qu’il a sélectionné ont joué et contribué positivement au succès ; depuis les Giants restent dans les équipes de têtes de la ligue en capitalisant sur d’excellents joueurs choisis par Reese ou son prédécesseurs et font partis de l’élite NFC ce qui leur donnera dans les années à venir sûrement une chance de revenir au Superbowl. Pour revenir au Superbowl, le travail de Reese sera de trouver une nouvelle draft (comme en 2007) et de préparer l’avenir avec Coughlin (ou non).
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 Rappelez vous qu'il faut 9 mois à une femme pour faire un bébé, peu importe le nombre d'hommes que vous y mettez au travail.  – Lou Holtz, coach, Notre Dame

En VO :  Remember, it takes a woman nine months to have a baby, no matter how many men you put on the job. 

Citation décalée proposée par micky pour 10 Bzh. Suggérer une citation réelle ou fictive pour 10 Bzh !