Green Bay a mis en évidence les qualités des Vikin

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le 04/11/2009 à 00:00 par François Martinez
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Les Packers voulaient se remettre dans la course à la NFC nord, renvoyer Brett Favre à la réalité d’un quarterback de 40 ans, dominer une défense qui avait sacké Aaron Rogers 8 fois lors du premier match ; bref reprendre leur costume de favori dans leur poule.
Au lieu de cela, ce sont les fans de Lambeau Field et les Packers eux mêmes qui sont revenus à leur cruelle réalité. Les Minnesota Vikings ont pris une grosse option sur la NFC nord et ils ont des armes redoutables à tous les niveaux.

Un cirque qui paye maintenant

Il a été une nouvelle fois la vedette du feuilleton de l’intersaison. Brett Favre et son fameux tube que tout le monde connaît depuis l’été 2008 : je prend ma retraite (ou pas encore). Très critiqué pour avoir orchestrer la venu du légendaire numéro 4, Brad Childress peut aujourd’hui se frotter les mains. Il a fait face aux controverses et tenu le coup pour obtenir un élément clé dans son attaque. Car il est clair que dans la NFL, pour remporter un titre il faut d’abord et avant tout un bon passeur. Tarvaris Jackson et Sage Rosenfel n’ont pas le profil requis. Pour Jackson, cela viendra peut-être avec le temps. Mais les Vikings ont une équipe bâtie pour remporter le Super Bowl maintenant, pas dans quatre ans.
Or, Minnesota a déjà terminé en haut de la NFC nord l’an dernier. Sans Favre. Au début de la saison, c’est pourtant les Packers qui était favori pour le titre dans la poule. Il est vrai que le fiasco de la fin de saison 2008 de l’ancien passeur des Jets avait de quoi interpeller.
Mais la différence cette année, c’est l’entourage de Favre. Son équipe est d’un tout autre calibre que celui des Jets la saison dernière, et lui n’est pas obligé de tout faire.

Le complément parfait d’A.P.

Ce n’est un secret pour personne : Adrian Peterson est ce qui se fait de mieux en matière de running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).
.
dans la NFL actuellement. Depuis son arrivé dans le Minnesota, les Vikings sont devenus des prétendants. L’arrivé de Favre les a transformés en favoris.
Ne vous y trompez pas, Peterson, 3ème meilleur coureur de la ligue avec 784 yards, est le leader de l’attaque de sa franchise. Les défenses adverses ne se préparent pas à affronter Brett Favre en priorité mais bien Adrian Peterson. Mais malgré cela, le running back paraît souvent incontrôlable. Et lorsque on parvient enfin à le calmer à coup de huit joueurs dans la boîte, voilà qu’un quart arrière, que beaucoup pensait bon pour les pantoufles, vous fait payer le prix fort.

Une ligne offensive décisive

Favre peut compter sur une O-line très efficace et qui lui donne souvent dans le temps d’ajuster ses receveurs. En particuliers, sur son côté aveugle où l’expérience et le talent de Steve Hutchinson et Bryant McKinnie sont une des clés du jeu de passe des Vikings. Un jeu aérien qui prend le relais dès lors que le jeu au sol concentre toute l’attention de la défense adverse.
Les deux matchs face à Green Bay en sont des exemples effarants. Peterson a été tenu à peine plus de 50 yards à chaque fois face à la défense des Packers. On serait tenté de dire que c’est du bon boulot. Mais d’un autre côté, Favre s’est régalé a disséqué les arrières défensifs des Verts. Résultat, pas un seul sackSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
encaissé et 7 essais marqués sans la moindre interceptionInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
. Dans un fauteuil.

Percy Harvin, la révélation

Si il y en a un qui doit se réjouir de l’arrivée de Favre, c’est bien Percy Harvin. Le receveur débutant ne pensait sûrement pas qu’il serait la cible du futur hall of famer. Le gamin de 21 ans est un vrai catalyseur pour l’attaque des Vikings.Il peut et sait tout faire. D’abord sa première qualité, les retours de coups de pied. Contre Green Bay, au moment où l’attaque d’Aaron Rogers faisait planer la menace d’un retour au score, Harvin a retourné un coup d’envoi 48 yards pour placé Favre sur les 38 yards des Packers. De quoi calmer les ardeurs locales !
Mais l’ancienne star des Gators de Florida ne se contente pas de cela. Il peut également courir avec le cuir et est de plus en plus impliqué dans le jeu de passe des Vikings. Le duo qu’il forme avec Sidney Rice sera intéressant à suivre.Nous n’avons pas évoqué la défense des Violets. Est-il besoin de le faire ? Tout le monde connaît cette ligne défensive de rêve. Les arrières défensifs sont un peu en retrait mais lorsque Antoine Winfield retrouvera le terrain les choses iront mieux.
Les Vikings ont toutes les armes nécessaires pour aller au Super Bowl. Mais la route est longue et semée d’embûches appelées Saints, Eagles, Bears ou encore Giants.
Un autre danger guette Minnesota. L’état de forme de Favre. Les fans ne voudraient pas que l’histoire se termine comme les Jets il y a un an. Comme toujours, la réponse viendra dans le mois de décembre.
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 Un bon lineman, c'est comme courir dans un mur de brique qui aurait des bras.  – Bill Pickens (DE) après un contact avec son coéquipier Jim Tyrer (ancien OL des Chiefs et Hall of Famer)

En VO :  A good lineman, It's like running into a brick wall that has arms. 

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