Dominer n’est pas gagner

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le 01/05/2007 à 00:00 par Alexandre Dognon
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Les Amsterdam Admirals (1-2) viennent à bout du Berlin Thunder (1-2) au stade olympique de la capitale allemande grâce à un dernier drive parfait du quart-arrière Drew Olson. Les Admirals enregistrent ainsi leur premier succès de la saison alors que Berlin enchaîne sa seconde défaite de suite à la maison. L’heure est à la remise en question.

Un Thunder inconstant

En ce moment, les Berlinois sont capables d’alterner le meilleur et le pire. Et dès le début du match cela se vérifie. Après avoir contré le coup de pied de dégagement des Admirals, les hommes de John Allen perdent la possession lorsque le quarterback Travis Lulay (18/31 pour 267 yards 1 essai et 1 interceptionInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
) se fait intercepter dans l’en-but dès son premier lancer. Mais les premiers points de la partie ne seront marqués qu’un peu plus tard suite à une autre perte de balle du Thunder. En effet, malgré un jeu offensif parfaitement bien huilé grâce notamment aux courses de Barclay (21 portés de balles pour 65 yards), Berlin est mené 7-0 suite au touché de Olson pour son receveur SSafety
Signifie deux choses différentes :
1- c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire.
.
2- c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Il tient en quelque sorte le rôle d'un libéro en football européen.
. Fulton. Il faut dire que cet essai est la conséquence d’un fumbleFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre.
du coureur S. Edwards sur ses propres 39 yards. L’occasion est trop belle pour les Amiraux qui ne se font pas prier. Par ailleurs, si ce sont les néerlandais qui pointent en tête à la mi-temps, il n’en reste pas moins que le Thunder a avancé avec beaucoup plus de facilités. Mais plusieurs pénalités, un field goalField Goal (FG)
coup de pied à 3 points effectué le plus souvent en 4ème tentative quand l'attaque a été bloquée. Il est joué depuis l'endroit où la dernière action c'est achevée. En cas de réussite c'est 3 points et engagement. En cas d'échec, la possession change de camp mais il y a deux possibilités : avant le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB.
, la balle était à l'intérieur des 20 yards, on replacera alors la balle sur la ligne des 20 yards ou elle était placée au-delà des 20 yards, on la replacera au même endroit.
manqué et un autre non tenté (pourtant à 16 yards de l’en-but des Admirals) laissent leur score vierge à la pause.
Cependant, Berlin n’abdique pas et revient sur la pelouse avec la ferme intention d’inverser la tendance. Si bien que ce sont eux qui réussissent à réduire le score dès leur premier drive dans la seconde période. Au terme d’un beau drive de 68 yards en un peu plus de six minutes, la botte de Andrew Jacas ramène la marque à 7-3.

Puis sur sa possession suivante, le Thunder prend les devants grâce au gros jeu de Rich Musinski qui capte une passe de 63 yards pour l’essai. Musinski termine la rencontre avec 5 réceptions pour 137 yards. Avec un score de 10-7 en sa faveur, on se dit alors que Berlin a enfin récolté les fruits d’un travail de sape entamé depuis le début de la rencontre. Mais un éclair de génie va venir tout gâcher.

Olson, le sauveur

A l’entame du dernier acte, le Thunder semble sûr de son fait. Malgré tout, celui-ci ne parvient pas à creuser l’écart et va le regretter. Car à 5 minutes 21 de la fin de la rencontre, le QB Drew Olson (19/31 pour 235 yards 2 essais et 2 interceptions) commence un drive 56 yards sans erreur qui mène sa formation au touchdownTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir)
. Amsterdam repasse en tête. Sur cette série, Olson montre toute sa vision du jeu et fait preuve d’une assurance étonnante réalisant un magnifique 8 sur 8 pour 61 yards ! Au final, il trouve le receveur japonais Noriaki Kinoshita pour les 6 points avec à peine 50 secondes à jouer. Berlin ne renversera pas la vapeur et s’incline au final 14-10.On assiste donc à la première victoire des Admirals cette saison. Mais attention, même avec ce succès, les carences de la formation néerlandaise notamment en attaque inquiète très sérieusement. Par exemple, le jeu de course est tout simplement inexistant. Drew Olson ne mènera pas des drives gagnants à chaque fois. Il reste donc encore beaucoup de travail aux Amiraux avant la réception du leader invaincu, le Galaxy de Francfort.

En ce qui concerne le Thunder, cette défaite devient très alarmante. Non pas du point de vue du niveau de jeu, mais plutôt sur un plan comptable. Les deux revers à domicile que Berlin vient d’enchaîner risque de coûter très chers en fin de saison. Et désormais les Berlinois n’ont plus beaucoup le droit à l’erreur. Le déplacement à Cologne samedi s’annonce déjà décisif !
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 Le football n'est qu'un jeu, ce qui compte c'est ce qui vous pousse à jouer. Vous vous retrouvez seul contre votre adversaire et vous devez être meilleur que lui ; c'est ce que j'aime dans le jeu !  – Ernie Davis, joueur des Browns de Cleveland, décédé à 23 ans

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