Adrian Peterson, le phénomène des Vikings

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le 08/11/2007 à 21:13 par François Martinez
Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
La saison 2006 des Minnesota Vikings fut une déception pour les fans de Minneapolis. Avec leur nouvel entraîneur, Brad Childress, les Violets n’ont pas fait mieux qu’un pauvre bilan de 6 victoires pour 10 défaites. Pour être franc, depuis le départ de Mike Tice, les Vikings se cherchent et plus spécialement en attaque. Cette saison les troupes de Childress déçoivent encore mais un homme sort du lot et semble pouvoir être le type de joueur sur lequel bâtir une franchise. En effet, Adrian Peterson est le nouveau coureur vedette de la ligue. Son record NFL de 296 yards avalés lors du match contre San Diego le 4 Novembre, le classe déjà comme un grand running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).
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. Peterson est d’ailleurs en tête des coureurs de la ligue avec pas moins de 1036 yards au compteur, soit 268 de plus que le second, Willie Parker. Mais pour en arriver là, le numéro 28 des Viks n’a pas eu la vie facile, c’est le moins que l’on puisse dire.

Une vie personnelle mouvementée
Adrian Peterson touche son premier ballon dès son plus jeune age. Ses parents, très sportifs, l’encouragent à s’entraîner, bien que celui-ci n’en ait pas spécialement besoin étant hyperactif. Mais un premier malheur va frapper la vie du garçon : son frère aîné de 9 ans, est tué par un chauffard. Adrian n’a alors que 7 ans. Aujourd’hui encore son frère est très présent dans sa tête : quand je rentre sur le terrain, je me dit que je joue pour lui. Mais le malheur ne s’arrête pas là et à l’age de 13 ans, Peterson voit son père Nelson envoyé derrière les barreaux pour 10 ans. Un père dont Adrian est fier et cet épisode va le pousser à travailler de plus belle. Si bien que sur une pelouse de football, Peterson est un cauchemar pour les défenses. En trois saisons à l’université d’Oklahoma, il portera un total de 747 ballons pour 4045 yards et 41 essais. Seul bémol à ces performances, le jeune homme semble sujet aux blessures. En effet, Peterson subira 3 blessures majeures durant sa carrière universitaire. Beaucoup trop, d’après certains scouts de la NFL qui le déclare fragile pour la grande ligue. Ce n’est pas de la fragilité, c’est de la malchance expliquera Peterson qui décidera par ailleurs de ne pas faire sa quatrième et dernière année à Oklahoma. Certaines mauvaises langues justifiant ce choix par le fait que Peterson ne voulait pas à nouveau se blesser lors de cette dernière saison et ainsi descendre en flèche dans les côtes pour la draft. Ainsi lors du test des joueurs universitaires pour les franchises NFL (plus connus par le terme scouting combine) à Indianapolis l’été dernier, c’est un Peterson très attendu qui arrive. Rien sur son visage ne laisse paraître que le joueur vedette des Sooners vient d’apprendre le meurtre de son demi frère Chris Paris à Houston la veille. Le sort s’acharne mais Adrian met ses états d’âmes de côté et se montre très impressionnant notamment pour les réceptions qui étaient son talon d’Achille jusqu’alors. Il conforte sa place dans les 10 premiers de la draft.

Le choix des Vikings
Peterson se présente donc à New York avec les faveurs des recruteurs NFL. Avec son mètre quatre vingt cinq, le coureur est un peu plus grand que la moyenne. Mais c’est sa vitesse et son explosivité qui font de lui le favoris à son poste. Jon Gruden le coach des Buccanners l’évoque en ces termes : Il est rapide. Il est puissant. Chaque fois qu’il porte le cuir il essaye de faire mal. C’est rare qu’il évite le contact. Il est rude. Cependant, Peterson à la réputation d’enchaîner les blessures et certains dirigeant de franchise hésite à le sélectionner. Mais c’est le style du joueur qui veut cela, il va tellement vite que les contacts sont vraiment durs. Il apparaît clair à ce moment que Peterson pourrait faire des ravages dans un système à deux coureurs. Une formule qui a plutôt bien marchée ces dernières années avec Maroney et Dillon chez les Pats, Addaï et Rhodes avec les Colts ou encore Betis et Parker chez les Steelers. Du coup, Peterson aurait pu être sélectionné par les Bucs pour former un duo avec Cadillac Williams. Mais ce sont finalement les Minnesota Vikings qui le sélectionne avec leur 7ème choix. Au départ, il était prévu de partager le temps de jeu avec le puissant Chester Taylor. Mais depuis le début de la saison, Peterson est si impressionnant qu’il s’est maintenant imposé comme l’atout majeur de Viks en attaque. Peterson s’est fixé un défi : dépasser la barre des 1800 yards lors de sa saison rookie. Il pourrait alors établir un nouveau record en passant devant un certain Eric Dickerson. Même si les performances de Peterson sont magnifiques elles ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt, car Minnesota vit bien une saison difficile. Le renouveau de Green Bay et Détroit fait mal au Vikings qui ne feront probablement pas les phases finales. Mais Adrian Peterson est une bonne pioche et si celui-ci résiste aux blessures il pourrait très vite devenir un grand coureur de la NFL au même titre que LaDainian Tomlinson, Marshall Faulk ou Priest Holmes.
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 Il n'y a pas d'autres options pour jouer en NFL qu'avoir de la chance et avoir réussi une bonne carrière universitaire  – Donte Hall

En VO :  There is no formula to making it to the NFL other than good fortune and and playing well in college. 

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