3,96 yards pour une défense d'exception.

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
3,96 yards concédé par action ! c’est le bilan exceptionnel des Steelers après 13 matchs joués cette saison ; un bilan qui les place derrière les Buccs de 79 et les Eagles de 81, mais devant les Ravens de 99. Les Buccaners de 2002 pourtant intraitables en défense sont statistiquement loin derrière.Le « Steel Curtains » de retour
Dans les années 70, les Steelers avaient remportés à 4 reprises le Superbowl grâce à un quatuor de choc : Mean" Joe Greene, L. CCenter (C)
c'est le joueur de la ligne offensive qui transmet le ballon entre ses jambes au QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. lors du snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB... Greenwood, Ernie Holmes et Dwight White. Ces quatre joueurs formaient le ‘rideau de fer’ et ont tout particulièrement marquée l’année 1976 : après un début de saison catastrophique (4 défaites en 5 matchs) et la perte du quaterback star Terry Bradshaw, la défense de Pittsburgh a réalisé la saison parfaite : pas de TD encaissés dans 8 des 9 matchs restant, 5 matchs sans un seul point encaissé (dont 3 rencontres consécutives). Au final, les Steelers n’avaient concédés que 3,1 yards par action sur ces 9 matchs.
En 2008, Pittsburgh renoue largement avec ce passé glorieux (d’autant plus que le jeu NFL a considérablement évolué) :
- meilleure défense contre la passe (166,8 yards concédés par match)
- meilleure défense contre la course (77 yards concédés par match)
- 45 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain). infligés aux escouades adverses (premier a égalité avec les Cowboys
Mais autant le « Steel Curtains » d’origine était caractérisé par un premier rideau défensif lourd autant l’actuelle est pluriel : Casey Hampton en homme inamovible, James Farrior, LaMarr Woodley et James Harrison en seconde vague tranchante sur la course et en couverture et Troy Polamalu qui capte tout ce qui passe dans sa zone. A ces 5 joueurs, il est évident qu’il faut ajouter Lawrence Timmons, Larry Foote, Aaron Smith et Ike Taylor qui apportent chacun du muscle et du talent à l’escouade défensive.
Un coach ultra talentueux
Quelques coachs défensifs ont su révolutionner le jeu et marquer la NFL de leur patte, c’est le cas de Dick LeBeau.
Dans les dix dernières années, on se rappelle bien sûr de Marvin Lewis qui coachait l’hyper-talentueuse escouade des Ravens lors du Superbowl 35 (sur les 16 possessions des Giants il y aura eu 11 puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire., 4 interceptionsInterception
passe du QB rattrapée par un défenseur (un adversaire). et la fin du match !) et de Monte Kiffin inventeur d’un schéma Tampa2 qui est basé sur une idée simple : Speed over size and strength.
LeBeau n’est pas en reste puisqu’il a lui aussi innové en défense avec la ’Fire zone’ et sa déclinaison la ’Zone blitz qui visent à perturber les quarterback adverses en variant les joueurs susceptibles de blitzer. Alors que les blitzBlitz
tactique défensive où les défenseurs sont chargés d'aller sacker le QB ou de plaquer le running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).. le plus tôt possible afin d'infliger une perte de terrain à l'attaque. Mais il y a un risque : la défense doit être rapide car sinon elle s'expose à une passe longue. lourds sont souvent conduit par 4 joueurs (comme à Chicago), les Steelers de LeBeau les réalisent souvent à 2-3 joueurs mais qui peuvent autant être des linebackersLinebacker (LB)
joueur de la défense polyvalent qui constitue le 2ème rideau défensive. que des défensive back. L’efficacité vient alors de l’effet de surprise et des angles de blitz et permet d’avoir deux joueurs à plus de 11 sacks sur 13 matchs !
Un coach hyper serein
Avec une telle défense, s’il y en a bien un qui est serein c’est Mike Tomlin. En effet, contre les Cowboys (et les Romo, T.O ou Jason Wittent) alors qu’il ne restait qu’une dizaine de minutes à jouer et que les Steelers étaient à la traine (13 à 3), Tomlin n’a pas hésité une seconde lorsqu’il a fallu joueur une quatrième à 2 yards de l’embut adverse.
Résultat : -2 yards pour le coureur Gary Russell mais Tomlin est resté confiant : « S’il y a bien une chose, du bord du terrain, qui vous évite de paniquer c’est de savoir que la défense va assurer. (…) Lorsque nous sommes en bonne position dans la end-zone, et qu’on la choix entre la tenter ou le field-goal, avec notre défense on sait qu’on doit la tenter car même si on rate la balle va revenir très vite à notre attaque. ».
En effet, en dix minutes non seulement les Cowboys n’ont pas inscrits de points, mais ils se ont encaissés 17 points dont 7 sur une interception retournée par Deshea Townsend qui a surgi devant un Witten aux abonnées absents sur le lancé de Romo (3 interceptions dans le match).
Avec cette défense impériale qui sauve la baraque à l’attaque et lui permet de tourner à vide pendant de longues minutes, les Steelers peuvent raisonnablement rêver d’un beau parcours en playoff. D’autant plus que le froid commence a déferler sur les Etats Unis et que les Steelers ne sont jamais meilleurs que dans les conditions extrêmes.