3-0 : les départs parfaits dans l'AFC

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Sur les 32 équipes, 7 équipes ont accomplies un début de saison parfait en alignant trois victoires consécutives ; ce bilan a été réalisé avec plus ou moins de facilité mais permet à ces 7 franchises de prendre la tête de leur poule et de la course au playoff. Parmi ces 7, 4 poursuivent leur bonne saison 2008-2009 (Ravens, Colts, Giants et Vikings) alors que les 3 autres rebondissent après un hiver dernier frustrant car même s’ils ont des bilans positifs ou équilibrés ils ont tous les 3 échoués aux portes des playoffs : Jets, Broncos et Saints.
Avant de regarder les franchises de la NFC, je vous propose de donner la primauté aux 4 équipes de l’AFC vierges de toute défaite.
AFC : Jets, Ravens, Colts, Broncos
Il est impressionnant de noter que sur ces 4 équipes, 3 ont à leur tête un homme pour lequel c’est sa premiére saison en tant que Head-coach ; le quatriéme coach (John Harbaugh) revenant lui pour sa deuxiéme saison à ce poste.
La plus grosse surprise du coté de l’AFC est sans conteste les Jets ménes par Rex Ryan. Le coach rookie a su imposer sa patte défensive au sein d’une équipe en compléte reconstruction. Si la mayonnaise monte si bien du coté des Jets c’est sans doute gràce aux deux ex-Ravens Bart Scott et Jim Leonhard (qui est à mon avis l’un des tout meilleur safetySafety
Signifie deux choses différentes :
1- c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon puntPunt
action utilisée en 4ème tentative et x yards à parcourir. Plutôt que de tenter les x yards, l'attaque choisit de botter le plus loin possible pour faire reculer son adversaire..
2- c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Il tient en quelque sorte le rôle d'un libéro en football européen. de la ligue) qui relaient parfaitement le discours de l’ancien coach défensif de Baltimore. Un autre joueur joue aussi un rôle essentiel dans le début de saison des Jets : Kris Jenkins qui a enfin adapté son jeu au systéme défensif en 3-43-4
formation défensive avec 3 linemenLinemen
littéralement, les hommes de la ligne (de scrimmage). Il y a les linemen offensifs et les défensifs. Ils s'opposent dès le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB. donné. et 4 linebackers..
Ce systéme en 3-4 a été particuliérement difficile a monter du coté de l’Hudson River et Mangini l’a payé de sa tête, mais cette année il s’avére devastateur car il met une pression continue sur le quarterback adverse ce qui permet aux cornerbacks boostées par les performances de Darelle Davis de se faire plaisir contre des joueurs aussi talentueux qu’André Johnson ou Randy Moss. Le summun défensif a été atteint contre les Patriots qui ont été dépassé par les blitzsBlitz
tactique défensive où les défenseurs sont chargés d'aller sacker le QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. ou de plaquer le running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).. le plus tôt possible afin d'infliger une perte de terrain à l'attaque. Mais il y a un risque : la défense doit être rapide car sinon elle s'expose à une passe longue. incessants couplé à un défense longue sur l’homme.
Du coté de l’ancien club de Rex Ryan, Joe Flacco atteint des sommets alors que sa ligne de receveur était annoncée comme médiocre avec Derick Mason et Mark. Mais loin d’être minable, l’escouade offensive se hisse à la seconde place de la NFL en nombre de points marqués (34,3 par matchs) et en yards par match (430,3) grâce à un jeu équilibré : les Ravens sont la 5éme meilleur attaque aérienne et la 5éme attaque si l’on regarde le jeu au sol.
Mais ces performances ne doivent pas faire oublier qu’en 3 match les Ravens n’ont eu qu’un seul adversaire serieux : les Chargers.
Or la victoire contre ce dernier c’est faite dans les tout derniers moments et revient d’abord à la défense qui a su stopper 4 tentatives de Philip Rivers pour couvrir les 15 derniérs yards alors qu’il restait que quelques secondes et qu’un touchdownTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir) donnait la victoire aux Chargers. L’action décisive sur ce dernier drive aura été l’incroyable percée de Ray Lewis qui a mouché Darren Sproles sur une 4éme tentative et 2 yards.
Durant l’été, Peyton Manning avait exprimé publiquement quelques doutes sur le remplaçant de Tony Dungy au poste d’entraineur des Colts ; après trois journées, il semble que les craintes du « Sheriff » Manning soient de l’histoire ancienne car Jim Caldwell a largement confirmé les choix offensifs du coordinateur Tom Moore qui ont fait le succés offensif des Colts. La séparation avec Marvin Harrisson est elle aussi largement consommée.
Du coté des blessures qui jouent de plus en plus le rôle de juge de paix dans la ligue (pensons à Polamalu dont l’absence est payé au prix fort par Pittsburgh), celle de l’étoile montante Anthony Gonzalez paraît sous contrôle du coté d’Indianapolis. Par contre, la victoire contre les Cardinals n’a pas été indolore puisque Dwight Freeney est sorti suite à une blessure au quadriceps ; si sa blessure était plus grave que prévue, son absence pourrait destabiliser une équipe déjà privé de son autre leader Bob Sanders.
Enfin, la division ouest fournie le dernier invaincu de l’AFC : les Denver Broncos de Josh McDaniels. Avec les Jets, les Broncos sont un peu la grosse côte du début de saison car l’été sembla devastateur dans le Colorado. Il y a d’abord eu le départ du « joueur de l’avenir » Jay Cutler et son remplacement par le très fragile Kyle Orton. Puis la suspension contestée de Brandon Marshall. Mais ces deux choix de management se sont avérés payant car Orton tient sa place (alors que McDaniels n’avait aucune confiance en Cutler ce qui rendait impossible leur association) ; la sanction de « The beast » a elle été totalement salutaire car elle l’a remis à sa place et l’a rendu plus mature et plus responsable ce qui au final en fait un bien meilleur joueur.
Sportivement, Denver attend encore son choc car ni les Bengals, ni les Raiders et encore moins les Browns ne peuvent être considérés comme de grosse cylindrées. Mais même avec un programme « facile » Denver aurait pu laisser quelques plumes, ce n’a pas été le cas et les victoires ont été plutôt franche ce qui signifie que l’équipe semble en avoir sous les sabots ; mais pour en être sur, il faudra attendre les semaines à venir qui s’annoncent plus difficiles avec des matchs contre les Cowboys, les Patriots et les Chargers.En conclusion, si l’on regarde les 4 équipes ensemble, une chose paraît assez évident par opposition à des favoris comme les Chargers ou les Steelers qui eux sont à la peine : l’absence de blessure d’un cadre « irremplacable » dans une époque ou la profondeur de champs est devenue très difficile avec une salary cap exigente.
Si l’on regarde chacune de ces équipes, les Colts sont de loin l’équipe invaincue de l’AFC qui impressionne le plus pour l’instant. Les Jets sont à quelques centimétres derriére avec leur défense de fer, mais l’attaque menée par le rookie d’USC Mark Sanchez me paraît un peu à la limite à chaque match.
Concernant les Ravens, il leur manque encore le match référence pour lancer leur saison, même s’ils ont battu les Chargers en usant à merveille de leur arme favorite : la défense et surtout Ray Lewis.
Enfin, les Broncos demeurent à mon avis un peu surcoté car ils n’ont pour l’instant pas encore poussé leur effectif à dépasser ses limites sur les 3 premiers matchs.