2010 : sans salary cap?

Mise à jour du 20/10/2010 à 21:03
Il reste maintenant moins de 3 semaines avant que la date fatidique de signature de la Salary Cap 2010 ; si d’ici là aucun accord n’est trouvé, et rien ne va dans le sens de l’accord (Roger Goodell a déjà annoncé qu’il y avait 99% de chances qu’il n’y ait pas d’accord car les propriétaires et le syndicat des joueurs sont sur des lignes trop opposées), cela signifie que l’on reviendrait l’an prochain aux règles avant le salary cap : en clair, les équipes seront successible de payer les joueurs au niveau qu’elle souhaitent et n’auront plus a respecter de minima et de plafond sur la masse salariale de leur effectif de 53 joueurs.Le monde équitable de la NFL était déjà menacé depuis plusieurs années par rapport au modèle voté en 1993, mais jamais il n’avait été aussi proche de la disparition. Menacé car les différentes réformes sur les primes à la signatures avaient déjà faussé la gestion de la masse salariale.
En cas de disparition, quelques questions se posent bien sûr au regard de ce changement majeur : la nfl va-t-elle devenir plus inégale ? Comment les équipes peu riches vont faire ? Quelle sera la conséquence sur les transferts ? Va-t-on assister à une explosion des salaires ?....
Pourquoi en est t’on arrivé là ?
Ce sont les 32 propriétaires qui ont choisi à l’automne dernier d’utiliser leur droit annuel de renégociation du salary cap. Ils l’ont fait parce qu’ils ont considérés que le salary cap (résigné en 2006) favorisait beaucoup trop
Une saison sans salary cap, ca veut dire quoi ?
Tout le monde voit évidement la question de l’absence de plafond salarial et la possibilité pour une équipe de transférer un joueur qui n’a pas fini son contrat (sans pénalité puisqu’il n’y a plus de salary cap), mais la fin de la salary cap ce n’est pas que cela… car la NFL a dans ses poches pas mal d’atouts pour éviter le déséquilibre entre grosses et petites franchises en attendant que la négociation aboutisse.
La première modification lié à la disparation de la salary cap donnera plus de souplesses aux clubs mais c’est une arme a double tranchant pour les propriétaires car les joueurs ne l’aiment pas : le franchise tag.
Par rapport au franchise tag actuel, l’an prochain, l’absence de salary cap induit qu’une équipe n’aura plus de limite concernant le nombre de franchise tag qu’elle pourra accorder (1 seulement aujourd’hui).
En clair, les Patriots peuvent l’utiliser sur Brady, Mayo et Moss la même année et ce sans réfléchir a prolonger les contrats de Brady ou Moss. Le franchise tag pourrait même s’avérer plus rentable sur des joueurs trentenaires qu’un contrat. Mais c’est évidement risqué car aucun trentenaire ne se bas pour être retenu via le franchise tag : c’est certes une grosse somme d’argent, mais ce n’est qu’un an de contrat.
Une autre règle sera qu’une équipe dans le top 8 NFL (en playoff l’an passé donc) ne pourra signer de nouveaux joueurs qu’en fonction du nombre de joueurs dont elle se sera séparée et de la valeur de ces dernier. En clair, un joueur libéré donne le droit à un joueur signé. C’est déjà un peu le cas, mais cela sera durci puisque même vos tours de drafts peuvent tomber si vous ne faites pas de la place dans votre effectif. Cela est fait par la NFL de manière a éviter qu’une équipe signe pléthores de joueurs avant les camps d’entraînement et face le ménage pour arriver à 53 au dernier moment.
Concrètement, les 4 clubs qui ont disputé les finales de conférence (Jets, Vikings, Colts et Saints) pourront exclusivement embauché un joueur s’ils libèrent un joueur qui touchait le même salaire annuel. Les 4 perdant du premier tour des playoffs (Ravens, Cardinals, Cowboys et Chargers) devront eux aussi libérer un joueur de même calibre que celui qu’ils achétent, mais auront en plus la possibilité de signer pour un an un agent libre s’ils lui donnent au moins 4,925 millions pour l’année ; enfin, ils pourront signer autant de joueurs qu’ils veulent (dans les limites de l’effectif maximum) s’ils leur donnent maximum 3,275 millions pour la première année.
Ces limites sont imposés aux meilleurs équipes de manière à éviter que ces dernières puissent attirer des grands joueurs sans libérer leurs meilleurs joueurs. Cela va forcément se traduire par une faible activité des 8 meilleurs de l’an passé sur le marché des transferts.
Mais le changement majeur était dans la manche de Roger Goodell : la modification du statut d’agent libre. Et c’est cela qui va faire que l’absence de salary cap ne va pas changer grand-chose a court terme.
Auparavant, un joueur devenait « libre » sans que son club puisse le retenir après ses 4 premiéres saisons dans la ligue. Son club pouvait alors lui faire une offre mais le joueur avait l’opportunité d’aller tester le marché et de signer ailleurs. Avec la disparition du salary-cap, un joueur devra attendre 6 ans avant de devenir totalement libre de se chercher un autre club ; vu que la plupart des joueurs drafter ont des contrats de 4 ou 5 ans, ces derniers verront leur contrat arriver a terme avant d’être totalement libre de partir : ils deviendront donc des « agents à liberté restreinte » : c'est-à-dire que leur club pourra leur faire une offre d’un an qu’ils ne pourront refuser à part s’ils trouvent un autre club qui s’aligne et donne un tour de draft pour le payer.
Le système de compensation est le suivant : un premier tour de draft pour un joueur qui toucherait un haut salaire, un second tour de draft pour un joueur avec un salaire intermédiaire, le tour de draft original du joueur pour un salaire bas et enfin le droit pour l’équipe cédante de refuser la première offre de transfert pour un joueur au salaire minimum.
212 joueurs (et non des moindres) auraient du être libre en fin de saison et ne se seront pas du fait de la fin probable de la salary cap ; voici la liste des principaux joueurs concernés qui ne pourront quitter leur club sans que ce dernier soit prioritaire et que leur nouveau club doive s’acquitter d’une pénalité.
-Atlanta: Tyson Clabo (OT) , Harvey Dahl (OG), Jerious Norwood (RB)
-Baltimore: Mark Clayton (WR), Fabian Washington (CB)
-Cleveland: Jerome Harrison (RB), D'Qwell Jackson (LB)
-Dallas: Miles Austin (WR), Marcus Spears (DE), Gerald Sensabaugh (S)
-Denver: Elvis Dumervil (DE), Brandon Marshall (WR), Kyle Orton (QB), Tony Scheffler (TE)
-Green Bay: Atari Bigy (S), Johnny Jolly (DE)
-Houston: Owen Daniels (TE), DeMeco Ryans (LB), Ryan Moats (RB)
-Indianapolis: Antoine Bethea (S), Marlin Jackson (CB),
-Kansas City: Derrick Johnson (LB)
-Miami: Ronnie Brown (RB), Anthony Fasano (TE)
-Minnesota: Ray Edwards (DE), Tarvaris Jackson (QB)
-New York Jets: Kellen Clemens (QB), Braylon Edwards (WR), Brad Smith (WR), Leon Washington (RB)
-Nouvelle Angleterre: Logan Mankins (OG), Steve Gotkowski (K)
-Nouvelle-Orléans: Mike Bell (RB), Jammal Brown (OT), Jahri Evans GGuard
homme de la ligne offensive placé à droite et à gauche du center. Il doit protéger le QB et creuser des brèches aux RB.), Roman Harper (S), Lance Moore (WR).
-Philadelphie: Nick Cole (C ), Omar Gaither (LB), Chris Gocong (LB), Ellis Hobbs (CB), Max Jean-Gilles (OG), Leonard Weaver (FB)
-San Diego: Malcom Floyd (WR), Vincent Jackson (WR), Marcus McNeill (OT), Shawne Merriman (LB), Darren Sproles (RB)
-Seattle: Daryll Tapp (DE)
-St-Louis: Alex Barron (OG)
-Tampa Bay: Donald Penn (OT), Barrett Ruud (LB)
-Tennessee: Bo Scaife (TE), LenDale White (RB)
-Washington: Jason Campbell (QB), Carlos Rogers (CB)
Avec une telle liste, on se rend compte à quel point le bassin de joueurs libre est restreint en raison de la saison annoncé sans plafond salarial ; et la faiblesse du nombre de joueurs libre devrait éviter bien des folles dépenses et d’aller vers une ligue a deux vitesses. Si on ajoute à cela la régle du Top8, on voit que la NFL a pensé à tout… pour notre plaisir !